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    [#CONSOLAB] [DISTRIBUTION] | La #Chine, laboratoire de la #révolution d'#Auchan | @LSA

    DE MORGAN LECLERC | LSA | http://bit.ly/2qLjNYm

    La #Chine, laboratoire de la #révolution d'#Auchan

    La transformation d’Auchan en enseigne omnicanale touche tous les pays du groupe. En particulier la Chine, où l’entreprise, alliée depuis peu avec le géant de l’e-commerce Alibaba, multiplie les tests auprès d’une clientèle très digitale.

    Le centre de gravité d’Auchan se déplace inexorablement à l’est, vers la Russie et, surtout, la Chine, désormais deuxième pays en termes de chiffre d’affaires derrière la France. Auchan y est le principal actionnaire de Sun Art, premier distributeur national. Et se retrouve encore plus sous les projecteurs depuis qu’en novembre 2017, il a signé une alliance avec Alibaba. L’e-commerçant dirigé par Jack Ma est entré au capital de Sun Art, en même temps qu’Auchan renforçait sa participation, avec de grandes visées stratégiques de part et d’autre.

    Le premier gros chantier, qui promet d’aller très vite, concerne l’hybridation entre Sun Art et Alibaba. D’ici à l’été, les clients de Taobao, la plate-forme C to C (particulier à particulier) d’Alibaba, auront accès à l’ensemble de l’offre des hypermarchés de Sun Art. En se connectant sur l’application, le client de Taobao sera mis en relation avec l’hypermarché le plus proche (RT-Mart ou Auchan) dans un rayon de 3 km, et aura la possibilité d’être livré en moins d’une heure. Ce dispositif doit être étendu à l’ensemble du parc chinois d’ici à la fin de l’année. Soit près de 500 magasins en quelques mois. Pour Ludovic Holinier, directeur général de Sun Art et directeur d’Auchan Retail Chine, « l’idée est de s’appuyer sur Taobao pour pousser l’offre online et offline ». Dans ce fameux rayon de 3 km autour de ses hypers, Auchan vise 600 millions de clients potentiels, alors qu’Alibaba revendique plus de 480 millions de consommateurs qualifiés.

    Tests autour du digital

    « Le vrai grand événement de l’année passée, c’est ce partenariat, a souligné Wilhelm Hubner, directeur général d’Auchan Retail, début mars, en marge de la présentation des résultats du groupe. Au-delà de l’aspect capitalistique, il y a de réelles avancées. Le O to O (online to offline), c’est l’avenir du commerce. Et notre objectif est de faire de Sun Art le leader du commerce alimentaire phygital en Chine. »

    À l’heure des coups de boutoir d’Amazon sur le commerce physique, travailler main dans la main avec un grand groupe centré sur le digital est devenu une réponse en soi. Alibaba y gagnera évidemment lui aussi, et va pouvoir enrichir son système de collecte de données pour suivre et analyser les comportements des consommateurs. Selon la presse asiatique, à l’aide de ce partenariat, Sun Art entend faire grimper la part des ventes online de moins de 3 % de son chiffre d’affaires aujourd’hui à entre 10 et 20 % dans les années à venir.

    Aujourd’hui, la Chine est, avec la France, le pays où Auchan Retail investit le plus. Et sans attendre l’alliance avec Alibaba, le distributeur et ses partenaires locaux avaient déjà mis en place des tests autour du digital, notamment sur la commande et la livraison, comme avec le service RT-Mart Fresh, dont l’appli a été téléchargée un million de fois. Il permet de livrer des milliers de références, dont 1 500 produits frais en moins d’une heure, avec des commandes préparées depuis les magasins. Fin décembre 2017, sur un magasin test, le service tournait à plus de 1 000 clients/jour. Et nul doute que ce type de développement est scruté dans les autres pays d’Auchan.

    « En Chine, nous ne raisonnons plus en chariot ou en taux de nourriture, mais en nombre de repas à couvrir par jour, détaille Wilhelm Hubner. Nous travaillons sur le picking in store, et une capacité à livrer une offre de plus en plus large, qui part des produits frais. Nous nous étions donné deux ans, en réalité, ce sera fait en dix-huit mois. » La vitesse d’exécution est l’une des particularités du marché chinois. Un exemple ? Auchan Minute, le magasin-container de 18 m² sans personnel, n’a fait son apparition qu’au deuxième semestre 2017 en Chine, mais on en dénombrait déjà plus de 180 début mars. Ce magasin d’un genre nouveau offre un temps de retour sur investissement record de quatorze à seize mois seulement et de nombreuses possibilités d’installation dans les lieux de flux comme les parkings. Ce modèle pourrait même être décliné sur des thématiques éphémères. Comme un point de vente de maillots de bain à proximité d’une plage, par exemple…

    Paiement par mobile

    Laboratoire à ciel ouvert, la Chine est en plein bouillonnement ­commercial. Et pas uniquement sur les concepts. Les usages y sont différents, par exemple sur le paiement, où le mobile dépasse de loin la carte bancaire. D’après des chiffres de Kantar Consulting, Alipay (Alibaba) représentait près de 54 % des paiements par mobile en 2016 (contre 40 % pour Wechat Pay, de Tencent). Avec un tel poids, il n’est pas difficile d’imaginer l’intégration de la solution Alipay chez Sun Art. Selon nos informations, d’autres collaborations, en amont, pourraient s’établir. Alibaba et Auchan étudieraient la possibilité de « cobrander » certains magasins et la mise en place de partenariats à l’achat, pour profiter de leurs gigantesques forces de frappe respectives.

    Chine, révolution, Auchan

    Devancer ses adversaires est capital. Tencent, le géant technologique qui possède l’hégémonique plate-forme Wechat, ne cesse de prendre des participations dans des distributeurs physiques (Yonghui Superstores, Better Life, et bientôt Carrefour). Chacun cherchant à mettre sur pied le modèle ultime, qui combinera le meilleur du magasin et du digital, avec la performance logistique du numérique, et la récurrence d’achat sur les produits frais. Le fameux best of both worlds.  

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    [#CONSOLAB] [DISTRIBUTION] | #Nuxe choisit #Tmall pour se lancer en #Chine | @PREMIUMBEAUTYNEWS.COM

    DE MARIE-HELENE CORBIN | PREMIUM BEAUTY NEWS | http://bit.ly/2mALsIF

    #Nuxe choisit #Tmall pour se lancer en #Chine

    Présente dans 83 pays, Nuxe considérait « comme une évidence » d’être en Chine. C’est chose faite depuis mai 2017. Julie Bonnet, Chief Digital Officer chez Nuxe, a expliqué lors d’un Morning de China Connect comment la marque française a utilisé le e-commerce - principalement la plate-forme Tmall Global du groupe Alibaba - pour faire connaître la marque et tester le marché chinois.

    Permettant aux marques étrangères de vendre en Chine sans les coûts ni les contraintes administratives d’une implantation physique, le e-commerce BtoC transfrontalier ou « cross border » a connu une très forte croissance ces dernières années en Chine qui devrait compter 74 millions de cross border shoppers en 2018, selon iiMediaresearch. Encouragée par les autorités chinoises qui y voient un moyen de stimuler la consommation domestique au détriment des achats des touristes chinois à l’étranger, la démarche est toutefois très encadrée. 

    Alibaba impose par exemple aux marques de recourir à un TP ou « Tmall Partner » basé en Chine pour faire le lien avec la plate-forme. Nuxe s’est ainsi rapprochée de NextBeauty, une société fondée par le français Grégoire Grandchamp constituée d’une équipe chinoise comptant des anciens de L’Oréal Chine et d’Alibaba. « Il ne faut pas croire que les plates-formes vont faire le travail pour les marques, » prévient-il. « Notre rôle est de comprendre comment travailler avec elles et d’élaborer une stratégie sales and marketing pour les faire réussir sur Tmall. » Pour maximiser l’exposition aux internautes chinois, le TP incite les marques à tirer parti du calendrier Tmall jalonné de 6 événements promotionnels majeurs, au premier rang desquels la journée des célibataires, le 11 novembre ou « 11.11 », opération de shopping en ligne de 24h instaurée en 2009 par Alibaba.

    En 2017, le géant chinois a annoncé un record de ventes - 25,3 milliards de US$, en croissance de 39% par rapport à 2016, réalisées à 90 % sur Internet mobile - mais revendique également une autre réussite : une montée en gamme et une image nettement améliorée par rapport à la foire aux rabais de ses débuts. Parmi les innovations, la plate-forme Tmall a ouvert cette année un Luxury Pavillon dédié aux marques de luxe, où Guerlain a pu vendre un parfum au prix de 500.000 yuans (65.000 €).

    Les marques de cosmétiques n’ont pas lésiné sur les moyens. Lancôme a invité six stars chinoises pour représenter ses produits avec des angles différents. SKII a conçu une édition limitée présentée de façon joyeuse et ludique. MAC a fait défiler 200 mannequins lors du défilé « See Now Buy Now » organisé par Tmall. Estée Lauder, L’Oréal et Shisheido ont installé des pop-up stores le temps de l’événement…

    « Il y a une évolution certaine du 11.11 qui intègre de nouveaux codes tels que la premiumisation, la personnalisation, le gaming et l’entertainment », résume Julie Bonnet. « Le 11.11 n’est plus simplement un événement promotionnel, c’est un vrai rendez-vous pour les marques, qui nous permet aujourd’hui d’allier branding et business. »

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    Nuxe a choisi de mettre en avant trois gammes de produits - l’Huile prodigieuse, Rêve de miel et la Crème fraîche de beauté. « La clé, c’est la préparation », insiste Grégoire Grandchamp, qui préconise de commencer à planifier pour le 11.11 six mois à l’avance. La stratégie de Nuxe a beaucoup misé sur les influenceurs en faisant appel à un KOL (Key Opinion Leader) d’envergure nationale spécialisé dans les cosmétiques, Wu Miao (吴淼), ainsi qu’à quatre personnalités de rayonnement régional autour de Pékin, Canton, Chengdu et Shanghai, «  avec l’objectif de toucher 2 millions de followers.  »

    « Les influenceurs dans la beauté aujourd’hui, c’est miraculeux », affirme Grégoire Grandchamp. « Même des marques à l’origine peu connues en Chine telles que Leonor Greyl, avec laquelle nous travaillons, est en train de connaître un développement assez extraordinaire grâce à quelques KOLs.  » Il insiste toutefois sur la nécessité de s’assurer que les influenceurs sélectionnés connaissent bien la marque et aiment les produits, «  parce qu’un bon influenceur c’est quelqu’un qui a un rapport personnel et authentique avec la marque, qui est un vrai fan. Il est important aussi d’être en relation sur le long terme avec eux pour éviter le problème des fake followers. »

    Pour Julie Bonnet, les influenceurs représentent même « le premier média en Chine ». « Mais il y a une dimension essentielle à intégrer, surtout pour nous marques françaises, c’est de leur laisser la liberté si on veut que ça marche en Chine. Il faut laisser les KOLs s’approprier la marque. »

    Le bilan du 11.11 a été « conforme aux attentes chez Nuxe, avec 50 % du volume de ventes de cette première année qui est courte. » Le résultat est plutôt 35 % à 40 % sur une année normale pour une marque, indique Grégoire Grandchamp, qui assure que NextBeauty propose un partenariat de long terme équilibré entre le chiffre d’affaires et la construction de la marque. « Nous offrons aux marques un accès en anglais aux datas de Alibaba, pour leur permettre de mieux cibler leur clientèle en termes de profil et de mode d’achat », précise-t-il, en ajoutant qu’outre Tmall, NextBeauty travaille régulièrement avec six ou sept plates-formes.

    Pour tenter le e-commerce cross border, les marques n’ont en effet pas l’obligation de passer par Tmall. D’autres plates-formes existent, telles que JD.com, qui a réalisé cette année des ventes de 19,2 milliards de US$ lors du 11.11 (en hausse de 50 % par rapport à 2016), Xiaohongshu.com ou encore le leader Kaola.com (du groupe chinois NetEase), moins connu en Europe. « Il y un paysage qui devient plus hétérogène, plus prolifique et plus complexe », analyse Laure de Carayon, l’organisatrice de China Connect. « Ce sont autant d’opportunités pour qui veut bien se donner les moyens de creuser.  »

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    [#CONSOLAB] [ECOMMERCE] | Comment la #Chine inonde peu à peu l'#e-commerce #français | @LSA

    DE FRANCOIS DESCHAMPS | LSA | http://bit.ly/2EbNmr3

    Comment la #Chine inonde peu à peu l'#e-commerce #français

    E-commerçants et produits en provenance de Chine se multiplient sur le web marchand français. Une incursion d’autant plus remarquée qu’elle rencontre un succès grandissant auprès des internautes… et soulève des enjeux de livraison, de qualité des produits et d’application de la TVA.

    C’est une nouvelle concurrence et, potentiellement, un redoutable adversaire pour les e-marchands français. Depuis plusieurs mois déjà, l’e-commerce hexagonal est la cible de nouveaux acteurs tout droit venus de Chine, avec dans leurs bagages des pratiques commerciales très agressives. Leur succès auprès des internautes français va croissant, même si, pour l’heure, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance ne l’a pas encore mesuré.

    Nos voisins belges, eux, se sont penchés sur le phénomène : en 2016, ils ont dépensé 63 % de plus sur les sites chinois qu’en 2015, selon BeCommerce. En France, on compte déjà quelques plateformes stars, comme la généraliste AliExpress – proprié­té d’Alibaba – que personne n’a vu venir dans le microcosme de l’e-commerce, dont les ventes françaises atteignaient déjà 200 millions­ d’euros l’an dernier, selon nos estimations. Autre nouvel arrivant, l’américain Wish, application de vente d’habillement et de gadgets variés fabriqués en Chine, valorisé plus de 8,5 milliards de dollars, et qui depuis des mois caracole en tête de la catégorie shopping des appstores d’Apple et de Google. Ou encore Gearbest, récemment débarqué en France et qui échappe totalement aux radars médiatiques, sauf lorsqu’il s’agit de se faire l’écho de ses prix imbattables sur les produits high-tech de grandes marques chinoises comme Xiaomi, Huawei ou OnePlus. Chez Colissimo, le constat est sans appel : « Le nombre de colis arrivant en France en provenance de Chine affiche une croissance à deux chiffres », assure son directeur général, Xavier Mallet.

    Ces e-commerçants, qui se démarquent surtout sur le high-tech et la mode, ne forment pourtant que la partie émergée de l’iceberg. En effet, on dénombre sur les grandes marketplaces occidentales un afflux considérable de vendeurs chinois sur toutes les catégories de produits, souvent des fabricants ravis de s’ouvrir un canal B to C sur lequel ils peuvent encore mieux marger que sur Alibaba. Depuis eBay, en passant­ par Amazon, Cdiscount ou PriceMinister­, le gestionnaire de flux produits Lengow le constate : « Plusieurs milliers de vendeurs chinois nous demandent chaque mois de les brancher sur des places de marché françaises, indique son directeur des opérations, Nenad Cetkovic. Seules quelques centaines finissent par faire le saut, mais on estime déjà à 140 000 le nombre total de vendeurs marketplaces et d’e-marchands chinois actifs en Europe. »

    Chine, e-commerce, français

    Plutôt discrètes sur le phénomène, les places de marché prennent pourtant le sujet très au sérieux. Aux états-Unis, une étude Webretailer compte 330 chinois pour seulement 166 américains dans le top 1 000 des marchands d’eBay. En France, eBay a déployé en juillet dernier une catégorie de produits estampillés « Bons Plans eBay : meilleur prix garanti », en s’engageant à ce que les articles neufs qui y sont vendus affichent des prix inférieurs à ses concurrents. Quelques clics suffisent pour découvrir qu’une grande partie des vendeurs de ces produits est installée en Chine ou à Hongkong. Les autres grandes places de marché ont d’ailleurs aussi une poli­ti­que très volontariste à l’égard des vendeurs chinois, dont le poids dans leur volume d’affaires progresse. « Amazon­ et Cdiscount notamment ont des équipes spécialement dédiées au référencement des vendeurs chinois », poursuit Nenad Cetkovic­. Selon nos sources, Cdiscount compterait ainsi un bon tiers de vendeurs chinois. Chez PriceMinister, seule marketplace à avoir accepté d’en parler ouvertement, « ils représentent 5 % de l’ensemble des marchands parte­nai­res et 10 % de notre volume d’affaires, propor­tion qui devrait atteindre 20 % l’an prochain, explique son directeur général adjoint, Fabien Versavau. Leur nombre pourrait croître encore plus vite, car nous recevons énormément de demandes, mais nous avons avec eux une approche de croissance maîtrisée. »

    Difficile, en effet, de s’assurer de leur fiabilité tant au niveau de la qualité de service qu’à l’égard des produits commercialisés. Pour pallier ce problème, PriceMinister­ s’appuie sur des partenaires locaux installés en Chine, à qui il confie la responsabilité d’identifier les marchands les plus fiables. Le site n’hésite pas non plus à effectuer des achats auprès de ses propres vendeurs chinois, à la manière de clients mystères. D’autres marketplaces leur permettent de vendre un certain volume de produits avant de les placer en stand-by et d’attendre les retours des acheteurs, souvent sous forme de commentaires en ligne, pour évaluer la qualité et l’authenticité des articles reçus ou encore le respect des délais de livraison.

    Plusieurs méthodes permettent d’acheminer les produits jusqu’en Europe. Un AliExpress dispose maintenant d’entrepôts sur le Vieux Continent pour stocker ses best-sellers au plus près des acheteurs. Et un Amazon peut aussi prendre en stock localement les références de ses vendeurs lointains. Mais la méthode la plus employée par les marchands chinois d’envergure plus modeste entraîne un ralentissement substantiel de la livraison. La première étape consiste à regrouper les marchan­di­ses en réalisant des tournées auprès de PME en Chine, un travail assuré par des logisticiens locaux. « Une fois les produits regroupés, ils sont placés sur des vols commerciaux de grandes compagnies aériennes à destination de l’Europe, qui les chargent en soute lorsqu’il leur reste de la place. Or, cette place n’étant pas garantie par les compagnies, cela peut prendre plus de temps pour les acheminer jusqu’en France, pays stratégique par son empla­ce­ment pour redispatcher les produits dans toute l’Europe », explique Michel Akavi, PDG de DHL Express France. D’où des délais de livraison qui peuvent attein­dre jusqu’à un mois, à l’opposé de la tendance actuelle au raccourcissement. Mais galvanisés par les prix bas pratiqués par les marchands de l’empire du Milieu, les e-acheteurs français semblent finalement prêts à revoir à la baisse leurs exigences en la matière. Voire à fermer les yeux sur des pratiques douteu­ses, pour ne pas dire illégales, de certains marchands chinois. En effet, les forums et les sites d’avis clients foisonnent de témoignages d’internautes surpris de devoir s’acquitter de la TVA a posteriori d’une commande.

    En théorie, tout produit importé au sein de l’Union européenne est soumis à la TVA, charge au consommateur final de la régler. Pour l’e-com­merce, les douanes françaises délèguent aux transporteurs comme FedEx, UPS ou DHL le soin de collecter cette TVA et de la reverser à l’état. Sauf que cette information n’est pas toujours clairement indiquée sur les sites marchands chinois, ou alors apparaît dans des CGV peu lues. « Les gens pensent acheter du TTC alors que c’est du HT. Ils se voient donc réclamer les sommes par les transporteurs », explique-t-on à la direction générale des douanes. S’estimant trompés, « certains consommateurs refusent de les payer. Dans ce cas, nous renvoyons le produit à l’expéditeur ou le détruisons», renchérit Michel Akavi. D’autres marchands chinois se mettent aussi hors la loi en sous-évaluant la valeur du produit expédié, afin que le montant­ de la TVA applicable soit plus faible. Une fraude fiscale qui bénéficie parfois au consommateur, lorsque le produit passe entre les mailles du filet, ainsi qu’au marchand qui réalise la vente. Mais qui crée une véritable distorsion de concurrence vis-à-vis des marchands opèrant, eux, dans les règles. ?

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    [#CONSOLAB] [INTERNATIONAL] | #Chine : #H&M se lance sur #Tmall | @FASHIONNETWORK

    DE MATTHIEU GUINEBAULT | FASHION NETWORK | http://bit.ly/2kYHHwE

    #Chine : #H&M se lance sur #Tmall

    En marge de la publication de résultats décevants, le groupe H&M annonce qu’elle étend son partenariat avec le géant chinois de l’e-commerce Alibaba. Déjà présente sur Tmall, sa griffe Monki va y être rejointe par les marques H&M et H&M Home.

    "Nous sommes très heureux de pouvoir rendre H&M encore plus accessible en Chine, se félicite le CEO du groupe suédois", Karl-Johan Personn. "Tmall est un complément important à nos boutiques physiques et en ligne existantes. Nous voyons un grand potentiel pour une future croissance, et Tmall en sera une part importante", a-t-il ajouté.

    Chine, Tmall, H&M

    L'arrivée des collections H&M et H&M Home sur la plate-forme de commerce en ligne chinoise devrait intervenir au printemps prochain, sans que le groupe suédois ne précise la date exacte. Celui-ci annonce également que les discussions sur l'introduction du reste de ses marques sur Tmall sont déjà "très avancées".

    Il faut remonter à 2007 pour voir le groupe suédois déployer son premier magasin en Chine, avec une adresse hongkongaise qui était d'ailleurs le premier magasin déployé dans l’est de l’Asie. Le groupe compte désormais plus de 500 adresses dans le pays. Une progression par rapport à l’exercice 2016, clos fin décembre, au sortir duquel le groupe H&M totalisait 444 magasins dans l’Empire du Milieu, avec 92 unités déployées cette année-là

    Les ventes chinoises avaient la même année représentées 1,09 milliards d’euros, en faisant le cinquième marché du groupe après l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume Uni et la France. Néanmoins, la très légère progression des ventes de 2,68 %, malgré le développement rapide du réseau, pourrait être l’une des principales motivations de ce resserrement des relations avec Alibaba, qui pèse à lui-seul près de 80 % des ventes en ligne chinoise, dans un pays aux comportements d’achat singuliers.

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    [#CONSOLAB] [DISTRIBUTION] | #JD.com va déployer des centaines d'#épiceries sans employés dans toute la #Chine | @LSA

    DE FRANCOIS DESCHAMPS | LSA | http://bit.ly/2laNmis

    #JD.com va déployer des centaines d'#épiceries sans employés dans toute la #Chine

    L’e-commerçant chinois a annoncé avoir signé avec la société immobilière China Overseas Land & Investment, afin d’ouvrir des centaines d’épiceries connectées fonctionnant sans employés, à travers toute la Chine.

    Un coup d’avance sur Amazon et Alibaba. Alors que le concept de magasin sans caisses Amazon Go est encore cantonné à un seul point de vente en test à Seattle, l’e-marchand chinois JD.com, a annoncé le déploiement de centaines d’épiceries connectées capables de fonctionner sans salariés, à travers toute la Chine. Une annonce qui intervient un peu plus d'un mois après qu'Auchan a annoncé de centaines de magasins automatiques Auchan Minute en Choine. Le concept développé par JD repose sur des technologies et des algorithmes intégralement développés en interne - par JDX, son lab dédiée à l’innovation -, ce nouveau modèle de magasins combine notamment la technologie RFID avec la reconnaissance faciale et la reconnaissance d’images.

    Le magasin pilote installé dans son quartier général à Pékin, a subi une période de test auprès des 10 000 employés du groupe, débuté au mois d’octobre dernier, et vu défiler un flux quotidien d’environ 1 000 clients par jour, a enregistré un taux de ré-achat proche de 70%. Dans les faits, lorsqu’un client entre dans le magasin, il lui suffit de se promener dans les rayons, de prélever les articles dont ils ont besoin et quitter le point de vente sans passer par la ‘case caisse’, bien que la compagnie ne dévoile pas vraiment de détails sur la manière dont les produits sont payés par le client.

    Une fois en magasin, celui-ci est suivi par des caméras installées au plafond capables de tracker ses mouvements, d’établir des cartes de chaleur (visuel ci-contre) afin d’établir son flux de circulation, ses produits sélectionnés et donc, in finé, ses préférences. Au fur et à mesure que le magasin agrège de la donnée sur ses clients, il permet à son propriétaire de procéder à un réassort davantage en phase avec les attentes de ses clients. JD a signé avec la compagnie immobilière China Overseas Land & Investment (COLI), qui fournira les espaces pour installer les futurs points de vente, et pourrait tout à fait commercialiser ce type de magasin auprès de retailers. Parallèlement, les deux entreprises travaillent au développement de solutions technologiques ayant vocation à équiper le ville intelligente de demain, incluant notamment un service de livraison du dernier kilomètre par des véhicules autonomes.

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    [#CONSOLAB] [ASSOCIATION] | #Auchan et #Alibaba s’associent dans la #distribution en #Chine |@LEMONDE

    DE AFP ET REUTERS | LE MONDE | http://lemde.fr/2zlJsNr

    #Auchan et #Alibaba s’associent dans la #distribution en #Chine


    L’alliance vise à combiner l’expertise des deux entreprises dans le commerce traditionnel et la vente en ligne.

    Le groupe de grande distribution français Auchan va s’allier au géant chinois du commerce électronique Alibaba pour développer le commerce physique et numérique en Chine, ont annoncé les deux distributeurs lundi 20 novembre dans un communiqué commun. Aux termes de leur alliance, Alibaba, propriété du multimilliardaire Jack Ma, va investir 2,44 milliards d’euros dans Sun Art Retail Group, l’un des principaux exploitants d’hypermarchés en Chine, dont Auchan possède plus du tiers du capital.

    L’alliance vise à combiner l’expertise des deux entreprises dans le commerce traditionnel et la vente en ligne, selon le communiqué. « La nouvelle alliance permettra à l’ensemble des activités de Sun Art de bénéficier de l’écosystème digital d’Alibaba », expliquent-elles.

    Auchan, Alibaba, distribution, Chine

    Alibaba va prendre 36,16 % du capital de Sun Art, soit une part très légèrement inférieure à celle d’Auchan, qui en détient 36,18 % via sa filiale Auchan Retail. Alibaba rachète en fait les parts du partenaire taïwanais d’Auchan, Ruentex, qui ne conservera que 4,67 % du capital.

    Cette alliance s’inscrit dans la stratégie d’Alibaba, qui a commencé à se rapprocher avec des chaînes de magasins en dur, du spécialiste de l’électroménager Suning au géant de la distribution Shanghai Bailian.

    Le groupe chinois a ainsi lancé une chaîne de supérettes hyperconnectées, Hema, dans lesquelles les consommateurs scannent et paient leurs achats sans aucune assistance extérieure. Sun Art exploite aussi déjà le même type de magasins de proximité ainsi que des supermarchés sous la marque Auchan Minute.

    La filiale chinoise d’Auchan se présente comme le leader de la distribution alimentaire physique en Chine, pays où le commerce en ligne a pris une position considérable, largement grâce à la puissance d’Alibaba. Sous ses enseignes Auchan et RT-Mart, Sun Art exploite 490 magasins en Chine et emploie 140 000 employés, selon le communiqué.