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    [#CONSOLAB] [DIGITAL] | #Qwant, l'#anti-#Google #français, jouera #quitte ou #double en #2018 | @LUSINEDIGITALE

    DE JULIEN BERGOUNHOUX | L'USINE DIGITALE | http://bit.ly/2DQY9Gr

    #Qwant, l'#anti-#Google #français, jouera #quitte ou #double en #2018

    Depuis cinq ans, la start-up française Qwant se démène pour réussir son pari fou : s'imposer comme une alternative respectueuse de la vie privée face à l'empire de Google. Son fondateur et PDG, Eric Léandri, s'est confié auprès de L'Usine Digitale sur la réussite teintée de frustration de son entreprise. 2018 sera pour Qwant une année déterminante, avec en ligne de mire l'obligation d'atteindre une reconnaissance internationale.

    Qwant était présent au FIC 2018 pour mettre en avant la façon dont il protège ses services, notamment grâce à des équipes de hackers qui les attaquent en interne pour mieux déceler de potentielles failles. L'Usine Digitale en a profité pour faire le point sur la santé et les ambitions du moteur de recherche français.

    "Nous sommes ici pour montrer comment nous nous protégeons de la guerre économique qui se déclare aujourd'hui, déclare Eric Léandri, fondateur de Qwant. Vous avez deux côtés : les Etats-Unis et la Chine. Alors lequel on choisit en Europe ? Ou bien est-ce qu'on crée une troisième voie ? C'est notre positionnement chez Qwant : un moteur destiné aux grands services de l'Etat et aux entreprises, qu'il s'agisse de grandes sociétés ou de start-up, ainsi bien sûr qu'au consommateur préoccupé."

    L'INTERNATIONALISATION, TÂCHE ARDUE

    Si la cause est noble, Qwant fait office de David contre le Goliath que représente Google, à tel point qu'il est difficile de croire qu'il puisse vraiment lui faire de l'ombre. Pour autant le petit Français fait son bonhomme de chemin, y compris à l'international. "En Allemagne la progression est très forte, de 200% en octobre et en décembre. Mais tous nos serveurs sont en France, ce qui nous désavantage sur les comparateurs", reprend le dirigeant. L'Allemagne représente aujourd'hui 29% du trafic de Qwant, l’Italie fait 8%, suivie du Luxembourg, de la Belgique, de la Suisse, du Portugal et de la Chine (des Européens basés en Chine, s'entend). Sans surprise, la France reste en tête avec 44%.

    La pénétration est en revanche faible sur le marché américain, car Qwant tient à rester en dehors du Patriot Act et du Freedom Act, et ne peut donc pas avoir de serveurs aux Etats-Unis, ce qui rallonge d’autant les délais pour les utilisateurs. "Nous avons par contre une bonne croissance au Canada, contre Eric Léandri. Et Qwant Junior y sera fortement médiatisé à partir du mois de mars, notamment pour les vidéos."

    LE RÈGNE SANS PARTAGE DE L'EMPIRE GOOGLE

    Les vidéos, justement, sont un autre quasi-monopole de Google au travers de YouTube. "C'est très difficile, confirme Eric Léandri. Prenons un cas simple : Vevo. Nous avons un service Qwant Music, mais nous nous sommes fait couper l'accès à Vevo par YouTube, ce qui nous a forcés à aller demander directement l'accès à Universal Music. YouTube a décidé de nous bloquer unilatéralement. Après avoir tué Dailymotion et mis Vimeo sur la touche, ils ont décidé de choisir chez qui leurs vidéos peuvent être diffusées...". Qwant a déposé un recours en justice européen, mais "cela prend du temps, donc nous attendons", soupire le patron.

    Qwant, anti, google, français, quitte, double; 2018

    Qwant avait également passé quatre partenariats avec des fabricants de smartphones et opérateurs télécom pour être installé par défaut sur les téléphones, mais ils sont tombés à l'eau lorsque Google a menacé de leur refuser l'utilisation des Google Services (la partie propriétaire d'Android, dont il est quasi-impossible de se passer aujourd'hui). "Maintenant, à cause de l'action de la Commission européenne, ils ne peuvent plus bloquer les constructeurs de cette manière, donc à la place ils vont les voir et les paient pour s'assurer que leur navigateur soit installé par défaut. C’est une stratégie que je trouve de bas étage, complètement nulle," s'énerve Eric Léandri.

    DUCK DUCK GO, UNE IMPOSTURE

    Les choses ne sont pas meilleures du côté des navigateurs. "C’est un vrai enfer, commente-t-il sans ambages. Nous avons un partenariat qui court avec Firefox, mais Google a payé, ce qui fait que les utilisateurs ont reçu des notifications durant tout le mois de décembre leur disant que leur moteur de recherche était obsolète et qu'il fallait changer pour Google… Tout le monde a beaucoup souffert, sauf nous car nos utilisateurs sont plus aguerris que la moyenne. Mais certains ont perdu 15% de leur trafic. Nous sommes aussi en discussion avec Brave, mais ils ont signé avec Duck Duck Go."

    Duck Duck Go dispose d'une certaine notoriété aux Etats-Unis et se positionne sur un registre pratiquement identique à celui de Qwant : le respect de la vie privée, sans tracking des utilisateurs. Une comparaison qui fait bouillir Eric Léandri. "C'est juste un méta-moteur hébergé sur Amazon Web Services. C'est du Canada Dry. Si le gouvernement américain veut des données, il n'a qu'à demander à Amazon, sans même passer par Duck Duck."

    MÊME L'ÉTAT PRÉFÈRERAIT LES AMÉRICAINS ?

    Et pour noircir encore un peu plus le tableau, les marchés publics eux-mêmes favoriseraient les produits des grandes sociétés américaines. "Qwant Junior a du succès, le développement commercial est très bon, mais que ce soit dans les écoles ou pour les environnement numérique de travail des universités, on doit le fournir sous forme d'API... Ce qui ne me dérange pas en soit, sauf que personne n'oblige Google à en faire de même, se lamente Eric Léandri. Le résultat, c'est que nous n'avons pas de trafic qui nous est propre."

    "L'objectif de Qwant Junior est de faire du marketing éthique, donc nous n'avons pas de problème de revenus, et la solution peut aussi être intégrée à des services comme Acadomia... mais je préfère avoir une audience." Il soupire. "Donc on y va, mais l’état signe plus facilement avec Microsoft et Google qu’avec des entreprises européennes. On devait signer un partenariat avec le gouvernement mais il est toujours en l’air." Le dirigeant se veut malgré tout optimiste et se félicite que Qwant Junior intéresse aussi les pouvoirs publics en Italie et en Allemagne.

    "Le vrai abcès que je voudrais crever, c'est le déficit de confiance de l'Etat français envers les produits européens. Je pense que c’est dû à la façon dont on fait les appels d’offre. Les produits américains ne respectent pas forcément les obligations qu'on nous impose, mais ce n’est pas bloquant. Ils ont des points en moins, mais les décideurs s’en fichent." Outre la renommée des géants technologiques, il est aussi difficile de ne pas aborder le sujet du lobbying auprès des instances dirigeantes. "Ils sont 90 à faire du lobbying, tandis qu'on était encore 50 en tout dans l'entreprise il y a 6 mois [ndlr. Qwant a beaucoup recruté depuis et emploie actuellement 144 personnes]. Mais ils sont bons... ils vont former 100 000 familles au respect de la vie privée," ironise Eric Léandri avec amertume.

    Rappelons néanmoins que Qwant a levé 15 millions d'euros auprès de la Caisse des Dépôts en 2017, et que cette dernière détient en conséquence 20% des parts de l'entreprise. Qwant a par ailleurs souscrit un emprunt de 25 millions d'euros auprès de la Banque européenne d'investissement en 2015. On peut donc difficilement dire que l'entreprise n'est pas soutenue.

    LE RGPD N'AURA PAS D'IMPACT CONCRET

    Qwant, anti, google, français, quitte, double; 2018

    Quid de l'impact du Règlement européen sur la protection des données (RGPD) sur l'hégémonie de Google ? Eric Léandri n'y voit pas une solution miracle.  "Cela ne changera rien, ils seront tous conformes dès le premier jour. Et de toute façon la e-privacy dépasse le cadre du RGPD."

    Cette opposition acharnée avec Google pose une question toute bête : pourquoi ne pas s'allier avec Microsoft ? Son moteur de recherche Bing connaît un certain succès aux Etats-Unis, mais il est anecdotique en Europe. "On pourrait faire beaucoup de choses avec eux, répond Eric Léandri. Le problème c'est qu'ils sont américains. Ils ont une procédure en cours aux Etats-Unis pour bloquer l'accès libre du gouvernement américain aux données de leurs serveurs européens. On verra s'ils gagnent... Moi, tant que je n'ai pas à donner les adresses IP de mes utilisateurs, il n'y a pas de problème."

    Même si tout cela est vrai, on se permet de glisser au dirigeant que la France n'est pas exempte de zones d'ombres quant aux pratiques de ses propres services de renseignement. "C'est vrai, ce n'est pas parfait, admet-il. Mais c'est mieux. Ca n'a aucun rapport avec les Etats-Unis ou la Chine. Les boîtes noires ne sont pas chez nous. Les règles européennes sont claires, et ces organismes s'intéressent au terrorisme, le reste ils n'en ont rien à faire. Ceux qui veulent les données, ce sont les marketeurs."Qwant cherche par ailleurs à se blinder au maximum, par exemple en ouvrant son propre DNS (système de noms de domaine), pour éviter d'avoir à se reposer sur des acteurs dont la fiabilité n'est pas garantie.

    2018, ANNÉE DÉCISIVE

    Eric Léandri ne se fait pas d'illusion, 2018 sera une année décisive pour Qwant, qui va sur ses 5 ans. Et le succès passera avant tout par le gain d'une renommée internationale et d'une crédibilité auprès des experts de la protection des données, notamment aux Etats-Unis. Qwant y est passé curieusement inaperçu jusqu'ici. "Nous sommes obligés de percer sur la scène internationale cette année, nous n'avons pas le choix. Il nous faut être dans TechCrunch."

    Il explique ce profil bas outre-Atlantique par un désir d'être parfaitement rodé, car il n'aura pas de seconde chance. "Jusqu'à présent Qwant n'était pas finalisé. L'exposer à la critique des experts aurait résulté en des critiques acerbes. Et un moteur de recherche comme Qwant est beaucoup plus complexe qu'un protocole de messagerie instantanée comme Signal. Donc nous avons pris notre temps. Aujourd'hui, notre capacité d'indexation n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était il y a un an et demi. Début 2016, nous indexions 40 millions de pages par jour. C'est passé à 120 millions fin 2016, puis à 250 millions en 2017, et fin 2017 nous avons dépassé le milliard de pages. Désormais, nous pouvons aller jouer dans la cour des grands, et nous pouvons pousser le produit auprès des experts. Nous allons le leur faire tester, valider. Nous verrons si c'est concluant au bout de deux mois."

    Autre signe de maturité, Qwant va désormais proposer ses résultats de recherche à des partenaires, chose qu'il ne pouvait pas faire auparavant car il n'en avait pas la capacité techique. "Nous avons encore plein de serveurs qui attendent d'être installés," termine Eric Léandri.

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    [#CONSOLAB] [DIGITAL] | #Achats en #ligne : #51% des #Français #influencés par les #avis | @FASHIONNETWORK

    DE RELAXNEWS | FASHION NETWORK | http://bit.ly/2Eb1ns0

    #Achats en #ligne : #51% des #Français #influencés par les #avis

    Quelque 51% des Français seraient sensibles aux avis en ligne pour acheter un produit ou un service sur Internet malgré des doutes sur la véracité des commentaires (86%), d'après un baromètre PagesJaunes réalisé avec OpinionWay sur les avis en ligne.

    Les 18-24 ans (68%) seraient les plus concernés, selon le baromètre qui a sondé 2 003 Français sur leurs usages et attentes des avis en ligne. 77% des Français consultent les avis tant pour choisir un produit qu'un professionnel ou un commerce (plombiers, restaurants, garagistes...), selon l'étude.

    Les avis les plus consultés concernent le choix d'un bon restaurant (64%), suivis des commentaires sur les activités touristiques ou loisirs (60%), les commerces non alimentaires (34%), les artisans du BTP (27%) et enfin les professionnels de santé (27%).

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    Pour mieux choisir un professionnel, les Français souhaiteraient davantage d'avis sur les artisans dépannage/installateurs (46%), les artisans du BTP (45%) et les médecins ou paramédicaux (42%). Pour 86% des interrogés, il est cependant difficile de distinguer les vrais des faux avis.

    Selon l'étude, 60% des Français déposent des critiques sur Internet : lorsqu'ils ont été satisfaits de l'expérience, 20% des Français déclarent poster un avis favorable contre 12% qui partagent leur mécontentement. 68% déclarent faire cette démarche dans un état d'esprit contributif qu'ils soient satisfaits ou non.

    Enfin, pour 67% des Français, les avis en ligne jouent un rôle prépondérant dans la réputation d'une marque ou d'une entreprise tandis que deux tiers des entreprises sondées avouent ne pas savoir ce qui se dit sur elles sur Internet. L'enquête PagesJaunes a été réalisée du 19 juin au 21 juillet 2017 par OpinionWay auprès d'un échantillon de 2 003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, ainsi qu'un échantillon de 1 003 TPE-PME représentatives des entreprises de moins de 250 salariés, exceptés les entreprises du secteur Industrie.

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    [#CONSOLAB] [ACHATS] | Plus de #60% des #Français #achètent en #ligne | @ECOMMERCEMAG.FR

    DE CLEMENT FAGES | ECOMMERCE MAG.FR |http://bit.ly/2EuRfrG

    Plus de #60% des #Français #achètent en #ligne

    Un peu plus de six internautes sur dix achètent en ligne d'après We Are Social et Hootsuite, qui publient leur rapport digital annuel sur les tendances du digital, du social media et du e-commerce où l'on apprend aussi que deux millions de Français se sont mis aux réseaux sociaux l'an passé.

    Le nombre d'internautes dans le monde a augmenté de 7% en 2017 et dépasse les 4 milliards, dont 79% utilisent les réseaux sociaux. L'an passé, un million d'utilisateurs a fait ses premiers pas sur les réseaux sociaux chaque jour, soit une hausse globale de 13%. Compte tenu du nombre d'internautes, 2018 sera l'année où l'humanité franchira, en nombre d'heures cumulées, la barre du milliard d'années passées en ligne, dont 365 millions sur les réseaux sociaux.

    Ces chiffres sont issus du Rapport Digital Annuel 2018, publié par la plateforme de gestion des réseaux sociaux Hootsuite et l'agence social media We Are Social, qui se penche notamment sur les pratiques spécifiques aux internautes français. Ces derniers passent en moyenne chaque jour plus d'une heure sur les réseaux sociaux, et presque six sur dix s'y connectent chaque mois, soit une hausse de 2 millions de nouveaux utilisateurs en 2017.

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    La question du e-commerce est abordée: en 2017, 1,8 milliard de personnes ont acheté un bien sur Internet, soit une hausse de 8% par rapport à 2016. 1500 milliards de dollars ont ainsi été dépensés sur ce canal pour l'achat de biens, soit 16% de plus qu'en 2016, et ce montant s'élèverait à 2000 milliards si on y ajoute les dépenses immatérielles (contenus et applications, voyages, etc.). En France, 61% des internautes ont acheté un produit ou un service en ligne, principalement dans les catégories mode et beauté (12 milliards d'euros, +12%), voyages (8,15 milliards d'euros, +8%) et loisirs (7,43 milliards d'euros, +10%).

    L'étude se penche également sur la progression des différents réseaux sociaux, à commencer par Facebook et ses 2,17 milliards d'utilisateurs (+15% en 2017), suivi par ses applications de messagerie Messenger et WhatsApp, qui connaissent toutes les deux une croissance de 30% l'an passé. On en apprend également un peu plus sur les taux d'engagements des posts publiés par les Français sur le principal réseau mondial: de 4,95% d'engagement moyen, on passe à 8,29% pour les posts comportant une vidéo, 6,76% pour ceux avec une photo et 6,37% pour ceux qui comprennent un lien.

     

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    [#CONSOLAB] [ECOMMERCE] | Comment la #Chine inonde peu à peu l'#e-commerce #français | @LSA

    DE FRANCOIS DESCHAMPS | LSA | http://bit.ly/2EbNmr3

    Comment la #Chine inonde peu à peu l'#e-commerce #français

    E-commerçants et produits en provenance de Chine se multiplient sur le web marchand français. Une incursion d’autant plus remarquée qu’elle rencontre un succès grandissant auprès des internautes… et soulève des enjeux de livraison, de qualité des produits et d’application de la TVA.

    C’est une nouvelle concurrence et, potentiellement, un redoutable adversaire pour les e-marchands français. Depuis plusieurs mois déjà, l’e-commerce hexagonal est la cible de nouveaux acteurs tout droit venus de Chine, avec dans leurs bagages des pratiques commerciales très agressives. Leur succès auprès des internautes français va croissant, même si, pour l’heure, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance ne l’a pas encore mesuré.

    Nos voisins belges, eux, se sont penchés sur le phénomène : en 2016, ils ont dépensé 63 % de plus sur les sites chinois qu’en 2015, selon BeCommerce. En France, on compte déjà quelques plateformes stars, comme la généraliste AliExpress – proprié­té d’Alibaba – que personne n’a vu venir dans le microcosme de l’e-commerce, dont les ventes françaises atteignaient déjà 200 millions­ d’euros l’an dernier, selon nos estimations. Autre nouvel arrivant, l’américain Wish, application de vente d’habillement et de gadgets variés fabriqués en Chine, valorisé plus de 8,5 milliards de dollars, et qui depuis des mois caracole en tête de la catégorie shopping des appstores d’Apple et de Google. Ou encore Gearbest, récemment débarqué en France et qui échappe totalement aux radars médiatiques, sauf lorsqu’il s’agit de se faire l’écho de ses prix imbattables sur les produits high-tech de grandes marques chinoises comme Xiaomi, Huawei ou OnePlus. Chez Colissimo, le constat est sans appel : « Le nombre de colis arrivant en France en provenance de Chine affiche une croissance à deux chiffres », assure son directeur général, Xavier Mallet.

    Ces e-commerçants, qui se démarquent surtout sur le high-tech et la mode, ne forment pourtant que la partie émergée de l’iceberg. En effet, on dénombre sur les grandes marketplaces occidentales un afflux considérable de vendeurs chinois sur toutes les catégories de produits, souvent des fabricants ravis de s’ouvrir un canal B to C sur lequel ils peuvent encore mieux marger que sur Alibaba. Depuis eBay, en passant­ par Amazon, Cdiscount ou PriceMinister­, le gestionnaire de flux produits Lengow le constate : « Plusieurs milliers de vendeurs chinois nous demandent chaque mois de les brancher sur des places de marché françaises, indique son directeur des opérations, Nenad Cetkovic. Seules quelques centaines finissent par faire le saut, mais on estime déjà à 140 000 le nombre total de vendeurs marketplaces et d’e-marchands chinois actifs en Europe. »

    Chine, e-commerce, français

    Plutôt discrètes sur le phénomène, les places de marché prennent pourtant le sujet très au sérieux. Aux états-Unis, une étude Webretailer compte 330 chinois pour seulement 166 américains dans le top 1 000 des marchands d’eBay. En France, eBay a déployé en juillet dernier une catégorie de produits estampillés « Bons Plans eBay : meilleur prix garanti », en s’engageant à ce que les articles neufs qui y sont vendus affichent des prix inférieurs à ses concurrents. Quelques clics suffisent pour découvrir qu’une grande partie des vendeurs de ces produits est installée en Chine ou à Hongkong. Les autres grandes places de marché ont d’ailleurs aussi une poli­ti­que très volontariste à l’égard des vendeurs chinois, dont le poids dans leur volume d’affaires progresse. « Amazon­ et Cdiscount notamment ont des équipes spécialement dédiées au référencement des vendeurs chinois », poursuit Nenad Cetkovic­. Selon nos sources, Cdiscount compterait ainsi un bon tiers de vendeurs chinois. Chez PriceMinister, seule marketplace à avoir accepté d’en parler ouvertement, « ils représentent 5 % de l’ensemble des marchands parte­nai­res et 10 % de notre volume d’affaires, propor­tion qui devrait atteindre 20 % l’an prochain, explique son directeur général adjoint, Fabien Versavau. Leur nombre pourrait croître encore plus vite, car nous recevons énormément de demandes, mais nous avons avec eux une approche de croissance maîtrisée. »

    Difficile, en effet, de s’assurer de leur fiabilité tant au niveau de la qualité de service qu’à l’égard des produits commercialisés. Pour pallier ce problème, PriceMinister­ s’appuie sur des partenaires locaux installés en Chine, à qui il confie la responsabilité d’identifier les marchands les plus fiables. Le site n’hésite pas non plus à effectuer des achats auprès de ses propres vendeurs chinois, à la manière de clients mystères. D’autres marketplaces leur permettent de vendre un certain volume de produits avant de les placer en stand-by et d’attendre les retours des acheteurs, souvent sous forme de commentaires en ligne, pour évaluer la qualité et l’authenticité des articles reçus ou encore le respect des délais de livraison.

    Plusieurs méthodes permettent d’acheminer les produits jusqu’en Europe. Un AliExpress dispose maintenant d’entrepôts sur le Vieux Continent pour stocker ses best-sellers au plus près des acheteurs. Et un Amazon peut aussi prendre en stock localement les références de ses vendeurs lointains. Mais la méthode la plus employée par les marchands chinois d’envergure plus modeste entraîne un ralentissement substantiel de la livraison. La première étape consiste à regrouper les marchan­di­ses en réalisant des tournées auprès de PME en Chine, un travail assuré par des logisticiens locaux. « Une fois les produits regroupés, ils sont placés sur des vols commerciaux de grandes compagnies aériennes à destination de l’Europe, qui les chargent en soute lorsqu’il leur reste de la place. Or, cette place n’étant pas garantie par les compagnies, cela peut prendre plus de temps pour les acheminer jusqu’en France, pays stratégique par son empla­ce­ment pour redispatcher les produits dans toute l’Europe », explique Michel Akavi, PDG de DHL Express France. D’où des délais de livraison qui peuvent attein­dre jusqu’à un mois, à l’opposé de la tendance actuelle au raccourcissement. Mais galvanisés par les prix bas pratiqués par les marchands de l’empire du Milieu, les e-acheteurs français semblent finalement prêts à revoir à la baisse leurs exigences en la matière. Voire à fermer les yeux sur des pratiques douteu­ses, pour ne pas dire illégales, de certains marchands chinois. En effet, les forums et les sites d’avis clients foisonnent de témoignages d’internautes surpris de devoir s’acquitter de la TVA a posteriori d’une commande.

    En théorie, tout produit importé au sein de l’Union européenne est soumis à la TVA, charge au consommateur final de la régler. Pour l’e-com­merce, les douanes françaises délèguent aux transporteurs comme FedEx, UPS ou DHL le soin de collecter cette TVA et de la reverser à l’état. Sauf que cette information n’est pas toujours clairement indiquée sur les sites marchands chinois, ou alors apparaît dans des CGV peu lues. « Les gens pensent acheter du TTC alors que c’est du HT. Ils se voient donc réclamer les sommes par les transporteurs », explique-t-on à la direction générale des douanes. S’estimant trompés, « certains consommateurs refusent de les payer. Dans ce cas, nous renvoyons le produit à l’expéditeur ou le détruisons», renchérit Michel Akavi. D’autres marchands chinois se mettent aussi hors la loi en sous-évaluant la valeur du produit expédié, afin que le montant­ de la TVA applicable soit plus faible. Une fraude fiscale qui bénéficie parfois au consommateur, lorsque le produit passe entre les mailles du filet, ainsi qu’au marchand qui réalise la vente. Mais qui crée une véritable distorsion de concurrence vis-à-vis des marchands opèrant, eux, dans les règles. ?

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    [#CONSOLAB] [ACHATS] | #Black #Friday et #Cyber #Monday : les #Français achèteront pour plus de #944 millions d'euros | @LSA

    DE JULIE DELVALEE | LSA | http://bit.ly/2i1wflJ

    #Black #Friday et #Cyber #Monday : les #Français achèteront pour plus de #944 millions d'euros

    Les consommateurs français dépenseront en moyenne 117,93 € durant Black Friday et Cyber Monday, selon une étude Kantar TNS pour eBay. Parmi les plus intéressés par ces promotions : les millenials ; 44% d’entre eux prévoient en effet de faire des achats durant cette période.

    La vague de promos déferlent aussi en France. Le temps fort promotionnel, qui se déroulera cete année vendredi 24 novembre 2017, gagne en visibilité : 63% des Français ont entendu parler de ce long week-end de promotions selon une enquête réalisée en ligne par Kantar TNS auprès de 2 883 Français âgées de 18 à 64 ans, du 12 au 16 octobre 2017, pour eBay. Les millenials (16-34 ans) sont les plus au fait et les plus intéressés par Black Friday et Cyber Monday (le lundi suivant le black Friday, c’est-à-dire le lundi 27 novembre 2017 pour cette année). Ils sont en effet 68% à connaitre cet événement contre 60% pour les consommateurs âgés de 35 à 64 ans.

    Black Friday, Cyber Monday, Français, 944 millions d'euros

    Les Français seront 31%, soit plus de 8 millions de personnes, à réaliser des achats à l’occasion du Black Friday et du Cyber Monday. En matière de budget, les consommateurs français devraient, au total, dépensé plus de 944 millions d'euros. Dans le détail, les foyers achèteront durant cette période pour 117,93 € en moyenne. Ils seront ainsi 77% à dépenser plus de 51€ et 42% plus de 100€. Les femmes seront plus raisonnables que les hommes puisque seulement 17% d’entre elles envisagent de dépenser plus de 100€ tandis que ces messieurs seront 27%. Les millenials seront également au rendez-vous puisqu’ils seront 44% à vouloir acheter durant ce temps fort, contre 24% des 35-64 ans.

    Si cette vague de promos plait tant, c’est aussi parce qu’elle intervient à un moment clé, un mois tout juste avant de déballer les cadeaux sous le sapin. 47% des Français achetant des cadeaux pour Noël réalisent leurs achats en novembre. Dernier enseignement de cette étude, 39% des Français se disent encore indécis au sujet de cette opération. A coup sûr, l’importance des promotions et du relai accordé à ces opérations doperont sans doute les achats d’impulsion.