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Promise [Conso Blog]

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    [#PromiseConsulting] [#Consolab] Le retour de la troisième classe ?

    Par Dominique MEMMI, directrice de recherche CNRS, Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris

    Hôpital, soins dentaires, pompes funèbres, universités, TGV : partout le service public réinstaure sans le dire une « troisième classe », réservée aux plus pauvres. Qu’est-ce que cette segmentation nous dit des évolutions de l’État-providence ?

    Notre avis : La stratification sociale est de retour : derrière la sur-segmentation des offres se cache bien souvent la volonté de créer une 3ème classe, une façon pour les pouvoirs publics mais aussi pour les marques privées de faire face à l'érosion du pouvoir d'achat tout en préservant l'illusion de l'égalité sociale. A cet égard l'exemple de Ouigo est éloquent : comme le souligne fort justement l'auteur, "Ouigo permet une segmentation entre classes de services, en proposant une prestation minimale, accompagnée des signes extérieurs de ce minimalisme, qui sont aussi des signes extérieurs de modestie sociale : temps d’attente obligatoire à la gare (donc population visiblement captive et dépendante), absence de choix dans les horaires (un seul train par jour le plus souvent), absence de certains éléments de confort (ni prestation alimentaire ni poubelles à bord), plus grande étroitesse des sièges, et, bien sûr, disparition des 1res classes et de la « voiture bar », mais tarifs beaucoup plus modestes que ceux de la SNCF". Résultat : les populations de Ouigo sont socialement et ethniquement marquées.

    POUR LIRE L'ARTICLE COMPLET : http://bit.ly/2PIkdJq

     

     

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    [#CONSOLAB] [DIGITAL] | [Le chiffre du jour] Les #jeunes accros à leur #mobile aussi pour #payer | @LSA

    DE CLOTILDE CHENEVOY | LSA | http://bit.ly/2KJfV1f

    [Le chiffre du jour] Les #jeunes accros à leur #mobile aussi pour #payer

    Les jeunes générations se révèlent bien plus enclines que la moyenne des Français à utiliser leur mobile pour leur régler leurs achats, l’idée étant d’avoir le moins de frein possible lors de leur shopping.

    1 jeune sur 5  âgé de 18 à 24 ans a payé avec son mobile, en sans contact, au cours des derniers mois. C’est presque deux fois plus que la moyenne des Français, qui est à 10%. Et cet écart d’usage en matière de paiement n’est pas le seul qui ressort de l’étude de Cofidis qui s'intéresse aux moyens de paiement selon les générations. In fine, la Génération Z se montre plutôt pionnière en matière de paiement, même si la carte bancaire reste le moyen le plus utilisée. Par exemple, près d’un jeune sur 10 âgé de 18/24 ans (8%) a payé via les réseaux sociaux au cours des 12 derniers mois (contre 3% des Français et 4% des 25/34 ans).

    Quant à la question de leur moyen de paiement à l’avenir, sans surprise, 43% des 18/24 ans aimeraient utiliser leur téléphone mobile pour régler leurs achats (contre 28% des Français) et près d’un jeune sur 3 âgé de 18 à 24 ans (30%) aimerait que son téléphone mobile soit son moyen de paiement par défaut (contre 23% des Français et 19% des 25/34 ans).

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    [#CONSOLAB] [ENSEIGNE] | L'#Inde, nouvel eldorado des #enseignes #étrangères | @LESECHOS

    DE ANTOINE BOUDET | LES ECHOS | http://bit.ly/2KE4d7W

    L'#Inde, nouvel eldorado des #enseignes #étrangères

    Depuis l'an dernier, le sous-continent serait devenu la première destination, devant la Chine, pour les groupes de distribution étrangers. Ikea y ouvre ce jeudi son premier magasin.

    Fin juillet, Sephora a ouvert son cinquième magasin à Bombay, et le 17e en Inde, où l'enseigne française de cosmétiques et produits de beauté français est déjà présente dans les principales villes. « Nous avons commencé notre aventure dans les grands centres urbains qui constituent 60 % de notre business », précise Vivek Bali, chargé de l'opérationnel pour la chaîne. Et, poursuit-il, « à partir de cette année, Sephora se développera davantage dans les villes de second rang ». Avec une croissance à deux chiffres, la filiale du groupe LVMH envisage d'ouvrir de 8 à 10 magasins par an.

    Deuxième vague d'enseignes

    Depuis une dizaine d'années, les centres commerciaux, ou « malls », se sont multipliés en Inde et, avec eux, leur cortège de marques étrangères. Parmi elles, Decathlon , Zara, H&M, Gant, Benetton et bien d'autres encore. « Une première vague est arrivée il y a dix ans environ », rappelle Gaurav Marya, président de Franchise India Holdings, et « s'en ajoute désormais une deuxième, avec des enseignes moins importantes que les premières. » Selon ses recensements, plus de 50 enseignes internationales de ce calibre prévoiraient d'investir dans le pays entre 300 et 500 millions de dollars au total.

    Parmi elles, se retrouvent des marques aussi diverses que Korres et Migato, groupes de cosmétique naturel et de mode grecs, ou Evisu, une société de confection japonaise spécialisée dans le denim. La majorité est néanmoins constituée d'enseignes américaines - Texas Chicken et Doc Popcorn, par exemple -, et singapouriennes, comme Lush Addiction dans le bijou.

    Des facteurs porteurs

    Cette frénésie d'ouvertures pourrait se traduire, selon la Fédération indienne des chambres de commerce et d'industrie, par un doublement du poids du secteur du commerce de détail d'ici à 2020. En 2015, il était estimé à 630 milliards de dollars. Une évolution portée par quatre principaux facteurs : la hausse des dépenses de consommation, la pénétration de l'Internet et des smartphones, l'introduction de la TVA unique, et depuis peu le climat plus favorable à l'investissement étranger.

    Au départ hostile à la grande distribution internationale, sujet sensible politiquement , le gouvernement Modi, installé en 2014, n'a cependant pas découragé les mastodontes du secteur. Bien que cantonnés au commerce de gros, Metro, Walmart et Booker sont restés sur place, et vont même être rejoints prochainement par le thaïlandais Siam Makro. Côté français, Carrefour et Auchan ont certes jeté l'éponge. Mais leur décision est loin d'être irrévocable.

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    [#CONSOLAB] [DIGITAL] | #Doctolib démocratise la #med-#tech | @ECOMMERCEMAG

    DE STEPHANIE MARIUS | ECOMMERCEMAG | http://bit.ly/2vBmwG0

    #Doctolib démocratise la #med-#tech

    À quatre ans tout juste, la plateforme de prise de rendez-vous médicaux Doctolib compte sur un réseau de 32 000 médecins et enregistre 12 millions de visites mensuelles.

    À la fois prestataire auprès des prestataires de santé et fournisseur de services à destination du grand public : la start-up Doctolib, créée fin 2013 par le trio Ivan Schneider, Jessy Bernal et Stanislas Niox-Château, bâtit son succès sur la prise de rendez-vous médicaux en ligne.

    Gratuite pour les patients, la prestation est facturée 109 euros TTC par mois aux professionnels de santé. Le business model repose uniquement sur ces souscriptions. "Il n'existe pas de transaction payante sur notre site et nous n'y affichons aucune publicité", explique Julien Méraud, directeur marketing et produit. Ainsi, la jeune pousse fait du recrutement des médecins son objectif depuis sa création. "Il reste environ 95 % des professionnels de santé à convertir à la prise de rendez-vous en ligne, indique Julien Méraud. Nous en comptons actuellement 32 000. "

    Pour y parvenir, Doctolib mise sur le contact direct afin de se démarquer des dizaines d'acteurs apparus depuis 2006. "Nous sommes 400 dans la société, dont 150 collaborateurs dont la mission est de rencontrer les médecins, le personnel administratif. Notre équipe support répond à 98 % des appels en moins de deux sonneries", se réjouit Julien Méraud.

    Optimisation de la visibilité et réduction des "no show"

    Le logiciel en mode Saas, développé en interne, fonctionne à la façon d'un agenda. L'argument phare concerne la réduction des rendez-vous non honorés. "L'envoi automatique d'un e-mail et d'un SMS de rappel au patient, ainsi que les propositions de décalage envoyées aux patients sur liste d'attente lorsqu'un créneau est annulé, permettent de réduire de 75 % ces temps creux", assure Julien Méraud.

    Depuis décembre 2017, une nouvelle option permet au professionnel de santé en déplacement de consulter ses rendez-vous à distance sur mobile et de prévenir d'un retard par SMS. La promesse de Doctolib tient également à la gestion de la visibilité des médecins sur le Web, puisque ces derniers sont peu nombreux à posséder un site web. Ils peuvent renseigner sur la plateforme leur spécialité, les modes de paiement acceptés.

    Interrogée sur son développement, Doctolib confirme la réalisation de deux levées de fonds en 2017, l'une de 26 millions d'euros en janvier, notamment auprès de la BPI, et la seconde à hauteur de 35 millions d'euros fin novembre avec, entre autres, la BPI et Eurazeo. Une manne financière qui devrait permettre à l'entreprise de mener à bien ses ambitions. Si le paiement via le site n'est pas d'actualité, Doctolib s'intéresse, à long terme, à la possibilité pour le patient de consulter son historique médical. Ou quand la med-tech renforce le lien entre patients et praticiens.

    Repères et KPI :

    • Toutes les données relatives aux patients sont hébergées chez deux hébergeurs agréés pour les données santé. Elles demeurent la propriété des médecins. Aucune donnée patient n'est stockée sur le CRM de Doctolib. Impossible, donc, d'exploiter ces data.
    • 2 500 professionnels de santé rejoignent Doctolib chaque mois
    • L'abonnement pour un professionnel de santé est de 109 euros
    • Le nombre de visites mensuelles est de 12 millions
    • Doctolib compte 400 salariés
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    [#CONSOLAB] [DIGITAL] | #Google s'apprête à lancer une #marketplace en #France | @LSA

    DE FLORE FAUCONNIER | LSA | http://bit.ly/2KHx9vU

    #Google s'apprête à lancer une #marketplace en #France

    La firme de Mountain View a beau s’en défendre, tout démontre qu’elle cherche à se positionner comme un nouvel intermédiaire marchand entre consommateurs et distributeurs.

    En annonçant son partenariat avec Carrefour le 11 juin, Google a laissé entrevoir l’expérience d’achat et l’interface qu’il souhaite créer sur le web hexagonal. Google Shopping se dotera au second semestre d’un début de marketplace, faisant de la France le deuxième marché où la firme s’essaie à l’e-commerce après les États-Unis.

    Rappel des faits. Outre-Atlantique, le moteur a lancé en mars le programme Google Shopping Actions. Il permet aux marchands de faire apparaître leurs produits sur un nouveau format de Product Listing Ads (annonces apparaissant sur le comparateur Google Shopping et dans les pages de résultats de recherche) et sur l’interface vocale Google Assistant. Autant de canaux permettant aux internautes de remplir un tout nouveau « panier universel », qu’ils règlent en un clic grâce à des informations de paiement préenregistrées. Concrètement, ces commandes sont transférées au service de livraison Google Express. Quant aux marchands, c’est dans le Merchant Center, où ils gèrent leurs campagnes Google Shopping, qu’ils paramètrent Actions, c’est-à-dire choisissent que leurs annonces pointent vers Google Express et non vers leur propre site. Actions n’est pas facturé comme un programme d’affiliation classique, au CPC (coût au clic) ou CPM (coût pour mille affichages), mais par une commission lorsque la vente se fait. En bref, ce nouvel environnement reçoit les mises au panier de tous les canaux Google, permet de régler en une fois des paniers multimarchands et dispatche les commandes vers les vendeurs, moyennant une commission. « Une marketplace », dites-vous ?

    Une version française d’Actions

    Retour en France. Carrefour et son nouvel ami ont annoncé «une nouvelle expérience d’achat Carrefour dans l’environnement Google (Assistant Google, Google Home et via une nouvelle interface du site Google Shopping en France) ». Explication de Sébastien Missoffe, vice-président, directeur général de Google France : « Les acheteurs souhaitent des expériences fonctionnelles, simples et personnalisées qui les aident à prendre des décisions sur ce qu’ils achètent, à créer facilement des paniers d’achat quel que soit le support utilisé et avec un paiement final facilité.» François Loviton, directeur marques, retail et e-commerce de Google France, précise: « Carrefour ne disposera d’aucune exclusivité, même sur l’alimentaire. La solution sera ouverte à tous les e-commerçants, petits ou grands. » Et le distributeur confirme le modèle de rémunération à la commission sur la vente. « Google Shopping Actions », dites-vous ?

    Si le silence assourdissant des marchands et prestataires sollicités par LSA, tenus par des clauses de confidentialité, en dit déjà long, Pierre Krstulovic, directeur de projet SEA (pub sur les moteurs de recherche) chez iProspect, confirme que « toutes les composantes de ce nouveau programme permettent de dire qu’il s’agit d’une marketplace ». Chez Google, François Loviton proteste. « Google Shopping ne devient pas une marketplace. C’est d’abord dû à la place du commerçant dans l’expérience. Nous ne voulons pas recréer l’expérience du site marchand, nous encouragerons le visiteur à entrer par le commerçant plutôt que par le produit. » Sauf que cela sera possible aussi, confirme-til. «Deuxièmement, alors qu’aux États-Unis, nous disposons du site de destination Google Express, cette page supplémentaire n’est pas prévue en France. Techniquement, nous créerons la nouvelle interface à partir de Google Shopping. »

    Certes, l’absence d’Express se traduira par des différences avec l’Actions américain. Reste qu’il s’agit dans les deux cas d’un nouvel environnement, avec panier universel multicanal multimarchand et paiement oneclick. Que Google n’assure pas la livraison est-il pertinent pour écarter le terme de place de marché ? Ajoutons que les commandes vocales, qui pour l’instant ne remplissent que des listes de courses, devront bien un jour tomber dans un vrai panier. Fnac Darty bêtateste le paiement vocal sur Google Assistant : « Ces commandes ont toutes les chances d’aboutir dans cette même nouvelle interface », estime Pierre Krstulovic. Et l’on parierait volontiers que l’accord signé mi-juin avec JD.com pour commercialiser son offre hors de Chine prévoit un dispositif similaire.

    Partage des données limité

    Troisième argument de François Loviton : « Il sera possible de lier son compte client Google à son compte chez le marchand. Ce n’est pas le cas dans une marketplace où le vendeur ne peut pas contacter le client, qui appartient à la place de marché.» Mais en pratique, quel partage de données est prévu ? Par défaut, le marchand ne recevra que le nom, l’adresse et la commande du client, sans lesquels il ne pourrait pas la lui livrer. « Si l’acheteur lie son compte à celui du retailer, celui-ci pourra utiliser ces informations pour enrichir sa base clients et mieux s’adresser à lui à l’avenir, notamment via Google. » Donc des données réutilisables… à certaines conditions. « Quant aux données de navigation – quels produits le visiteur a consultés avant, etc.–, elles ne sortiront jamais de chez nous. » Aux États-Unis, Google utilise toutes les données recueillies pour personnaliser les recommandations de produits d’Actions.

    Quel potentiel au-delà du vocal ?

    Comment l’américain expliquet- il alors son rôle? «Il serait dommage de le réduire à celui d’ecommerçant, car cela ne décrit pas la spécificité de ce que nous essayons de construire, qui n’existe pas encore », avance François Loviton. Google se présente comme un partenaire de la transformation digitale des distributeurs qui, outre une pléthore d’outils marketing, organisationnels ou bureautiques, peut leur apporter une technologie en pointe pour certains cas d’usage (tel le commerce vocal) ou son savoir-faire en matière de simplification de l’expérience utilisateur. Tout cela est vrai. Mais cela ne l’empêche pas de construire sa marketplace. De même qu’Amazon est devenu la première porte d’entrée des recherches de produits aux États- Unis, Google étoffe ses activités liées à l’e-commerce, en témoignent les 72 enseignes (Walmart, The Home Depot, Target..) présentes sur Google Express. Dans le cas d’Actions : « D’un côté, Amazon opère une marketplace mais permet aux vendeurs d’améliorer la visibilité de leurs produits via sa régie Amazon Marketing Services. De l’autre, Google fait le chemin inverse et, à ses offres publicitaires, ajoute un début de marketplace », analyse Pierre Krstulovic. Les deux géants convergent de plus en plus. Pour ne pas faire peur aux marchands qui ont déjà fort à faire avec Amazon ou, s’ils ne sont pas dupes, permettre une communication plus positive de leurs partenariats avec Google, mieux vaut donc pour ce dernier avancer masqué.

    Or au-delà du débat quasi sémantique autour de la marketplace, se trame-t-il un intermédiaire puissant ? Sur le commerce vocal, certainement. Mais sur le reste ? Les Français voudront-ils acheter sur Google ? La liste de retailers qui vont, comme leurs homologues américains, lui tomber dans les bras va y contribuer. Peut-être entrevoit-on déjà la limite de l’ère des partenariats, en tout cas avec les Gafa.

    POURQUOI

    • Pour simplifier l’expérience d’achat en ligne et vocale des consommateurs.
    • Pour se positionner comme le partenaire anti-Amazon des distributeurs.
    • Pour étoffer ses revenus liés à l’e-commerce.

    COMMENT

    • En créant, à partir de Google Shopping, un programme et une interface type place de marché.
    • En y invitant un maximum de marchands.
    • En faisant valoir le caractère incontournable du dispositif pour vendre vocalement hors d’Amazon Alexa.

     

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    [#CONSOLAB] [MARCHE] | #Walmart renforce sa présence sur le #marché #chinois en partenariat avec #JD.com | @LUSINEDIGITALE

    DE FLORIANE LECLERC | L'USINE DIGITALE | http://bit.ly/2vt34eH

    #Walmart renforce sa présence sur le #marché #chinois en partenariat avec #JD.com

    Le géant du retail Walmart s'associe à l'e-commerçant chinois JD.com pour co-investir 500 millions de dollars dans le service d'épicerie et de livraison en ligne dada-JD Daojia.

    Cela fait déjà quelques années que Walmart manoeuvre pour s'imposer sur le marché chinois. La pointure américaine du retail, qui s’était déjà rapprochée deux ans plus tôt de l’entreprise de e-commerce chinoise JD.com, renforce aujourd’hui sa stratégie en investissant dans Dada-JD Daojia, une épicerie en ligne assurant également des services de livraison. D'après Techcrunch, la start-up chinoise a annoncé jeudi 8 août avoir reçu 500 millions de dollars d’investissement de Walmart et de JD.com, à qui la société appartient déjà en partie.

    En effet, Dada-JD Daojia est issue d’une fusion entre JD Daojia, une plateforme de JD.com pour faire ses courses en ligne auprès de supermarchés, et Dada, une plateforme de livraison reposant sur un vaste réseau de coursiers indépendants. Le service de livraison en une heure de JD Daojia brasse chaque mois 20 millions de consommateurs par mois, tandis que Dada comptabilise 10 millions de livraisons journalières dans plus de 400 grandes villes du pays, selon CNBC.

    Une stratégie de codéveloppement

    Présent dans 200 boutiques implantées dans une trentaine de villes chinoises, Walmart faisait déjà partie du réseau de Dada-JD Daojia, mais cet investissement permet au géant du retail de devenir partie prenante de ce business. L'un des objectifs de l'Américain est d’améliorer sa stratégie omnicanal et l'expérience "online-to-offline" qu'il propose à ses clients.

    Ce nouvel investissement poursuit une stratégie entamée deux ans plus tôt. En 2016 le géant du retail, comprenant qu"il aurait du mal à faire face aux deux poids lourds du e-commerce chinois, JD.com et Alibaba - qui pesaient alors près de 80% des ventes en ligne -, avait préféré céder sa propre plateforme de e-commerce, Yihaodian, à JD.com, se contentant d'y être hébergé, expliquait Techcrunch dans un article publié en juin 2016. Il annonçait aussi prendre 5% au capital de JD.com, puis 10% le mois suivant, dans le cadre d'un partenariat stratégique avec le e-commerçant chinois. De quoi revenir sur le marché, mais avec, cette fois, JD à ses côtés.

    Le marché chinois du retail est en pleine ébullition depuis que les géants du commerce électronique y multiplient les partenariats avec les commerçants désireux de développer des offres omnicanal. Starbucks s’est ainsi attaché les services d’Alibaba pour accélérer la digitalisation de ses services en Chine. Les clients de l’enseigne américaine de café peuvent désormais commander leur boisson en ligne sur la plateforme Ele.me d’Alibaba avant d’être livrés par un coursier à vélo.