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    [#CONSOLAB] [ECOMMERCE] | #Kits de #repas : #Blue #Apron, prochaine #victime d'#Amazon ? | @LSA

    DE FLORE FAUCONNIER | LSA | http://bit.ly/2C2iOu2

    #Kits de #repas : #Blue #Apron, prochaine #victime d'#Amazon ?

    Le pionnier américain de la livraison de kits de repas publie un chiffre d'affaires en déclin de 13% au 4ème trimestre 2017, suite à la réduction de son budget marketing.

    Le pionnier américain de la livraison de kits de repas, Blue Apron, publie au quatrième trimestre 2017 un chiffre d'affaires de 187,7 millions de dollars. C'est certes davantage que les 186,3 millions attendus par les analystes, mais c'est surtout 13% de moins que son chiffre d'affaires trimestriel enregistré un an plus tôt. Ce déclin s'explique surtout par une baisse du nombre de commandes, la société ayant réduit d'un tiers ses dépenses marketing pour se concentrer sur l'amélioration de son exécution opérationnelle, en particulier dans son nouveau centre de distribution de Linden, dans le New Jersey. Sur le dernier trimestre 2017, ses pertes nettes s'élèvent à 39,1 millions de dollars, 50% de plus qu'un an plus tôt mais 55% de moins qu'au troisième trimestre 2017.

    Sur la totalité de l'année, les revenus de Blue Apron augmentent de 11% à 881,2 millions de dollars, et ses pertes nettes s'établissent à 210,1 millions, quasiment quatre fois plus qu'en 2016. Quant au nombre de ses clients, il décline de 15%, conformément à la diminution des dépenses marketing, tandis que l'ARPU progresse de 246 à 248 dollars.

    Le premier semestre de cotation de Blue Apron, introduit en bourse en juin 2017, aura été particulièrement chaotique. Sa croissance s'est évanouie, des concurrents de taille ont attaqué son pré-carré à commencer par Amazon, et des difficultés dans son centre de préparation de Linden ont entamé l'expérience client et engendré des coûts importants. Un nouveau PDG, Brad Dickerson, a été nommé en novembre en remplacement de l'un des cofondateurs, afin de remettre l'entreprise sur de bons rails. En 2018, il prévoit de relancer les investissements marketing et de développer l'offre de Blue Apron. Sa vision : en faire une marque lifestyle, et plus uniquement un service de livraison de repas. Le marché a salué cette stratégie en faisant rebondir l'action de 25%. Le titre demeure toutefois 65% inférieur à son niveau d'introduction et plusieurs analystes américains parient sur le fait que la société ne se relèvera pas.

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    [#CONSOLAB] [EVENEMENT] | #Focus sur les #consommateurs #chinois en #France à l'occasion du #Nouvel #an #chinois | @ECOMMERCEMAG.FR

    DE DALIDA BOUAZIZ | ECOMMERCEMAG.FR | http://bit.ly/2EqBoxo

    #Focus sur les #consommateurs #chinois en #France à l'occasion du #Nouvel #an #chinois

    Pour les retailers, cette semaine est marquée par le Nouvel an chinois ce vendredi 16 février, lui-même annonciateur de la semaine de congé du jeudi 15 au mercredi 21 février. Adyen, expert du paiement international et omnicanal, décrypte les comportements des consommateurs chinois.

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    Février est synonyme de pic de fréquentation des touristes et consommateurs chinois en France, et notamment à Paris, à l'occasion du nouvel an Chinois ce vendredi 16 février, lui-même annonciateur de la "Golden Week", semaine de congé du jeudi 15 au mercredi 21 février. En février 2017, la Golden Week a généré plus de 350 millions de déplacements touristiques dans le monde "China travels".

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    [LSA] [E-COMMERCE] | L’#e-#commerce porté par la #hausse de la #fréquence d’#achats en #ligne | @LSA

    DE FLORE FAUCONNIER | LSA | http://bit.ly/2BZIt6u

    L’#e-#commerce porté par la #hausse de la #fréquence d’#achats en #ligne

    Facteur clé du dynamisme du secteur, la croissance de la fréquence d’achats lui a permis de rebondir depuis trois ans après le ralentissement enregistré en 2014.

    En France, l’e-commerce pèse désormais 9% du commerce de détail. Les dépenses en ligne ont atteint 81,7 milliards d’euros en 2017, soit 14,3% de plus qu’en 2016, selon la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Le panier moyen des achats en ligne a beau décliner depuis 2011 pour se rapprocher de celui de la distribution physique (50 €), de nombreux facteurs se conjuguent pour compenser ce phénomène: la hausse du nombre de sites marchands actifs et de celui de cyberacheteurs, mais surtout de la fréquence d’achats en ligne. L’an dernier, les e-acheteurs ont en moyenne effectué 33 commandes, au lieu de 28 en 2016. Or cette fréquence augmente fortement depuis trois ans, puisque cette croissance de 19% était déjà de 21% en 2016 et de 19% en 2015. Selon une enquête CSA/ Fevad, 65% des cyberacheteurs ont commandé en ligne au moins une fois par mois l’an dernier, soit 7 points de plus qu’en 2016 et 34 points de plus qu’en 2013. «En dix ans, les dépenses en ligne moyennes d’un cyberacheteur sont passées de 763 € à 2184 € par an», commente Marc Lolivier, délégué général de la Fevad.

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    Pourquoi la fréquence d’achats augmente-t-elle autant ? Du fait de l’offre toujours plus large et de l’expérience en ligne toujours plus aboutie, qui ancrent ces habitudes de consommation. Mais aussi en raison de la montée en puissance du mobile comme des services de livraisons illimitées sur abonnement, qui multiplient les occasions d’acheter en ligne. 34% des e-acheteurs déclarent ainsi avoir souscrit à un tel abonnement (à 25% celui d’Amazon, à 9% celui de Cdiscount, à 7% celui de la Fnac...). Enfin, le développement de l’omnicanal et du phygital augmente mécaniquement le nombre des transactions électroniques comptabilisées par les enseignes. La croissance du secteur avait ralenti en 2014, tombant à 11%. Il n’est plus question aujourd’hui d’une arrivée à maturité qui entamerait son dynamisme. En 2018, la Fevad prévoit qu’il pèsera 93,2 milliards d’euros. La barre des 100 milliards devrait être allégrement franchie en 2019.

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    [#CONSOLAB] [TENDANCES] | La #K-Beauté a le vent en poupe en #France | @PREMIUMBEAUTYNEWS

    DE PREMIUM BEAUTY NEWS | http://bit.ly/2FBhpYU

    La #K-Beauté a le vent en poupe en #France

    BB crèmes, Cushion Cream, et surtout masques en tout genre, les Françaises ont clairement adopté la K-Beauté (Korean Beauty) ces dernières années. La tendance, qui devrait encore prendre de l’ampleur en 2018, a surtout influencé les ventes de masques en 2017 (+12%), d’après les derniers chiffres du secteur de la beauté sélective dévoilés par The NPD Group, jeudi 1er février.

    « Les ventes de masques ne concentrent encore que 3% de l’ensemble des ventes de soins, mais sont le premier vecteur de croissance », souligne The NPD Group dans un communiqué.

    Toujours sur le segment des soins, les ventes de soins des lèvres ont également enregistré une hausse en 2017 (+8%), tout comme les lotions et toniques (+2%), et, dans une moindre mesure, les crèmes hydratantes (+1%).

    En matière de make-up, ce sont les produits pour les lèvres qui se distinguent, avec une croissance des ventes de 3% en 2017. Toutefois, ce ne sont pas forcément les rouges à lèvres (+2%) qui ont tiré le marché vers le haut, mais les gloss, qui ont vu leurs ventes augmenter de 15% en 2017.

    K-Beauté, France

    Autre changement dans l’univers de la beauté sélective : les Français se tournent progressivement vers les magasins virtuels. Les ventes en ligne ont ainsi enregistré une hausse de 27% en 2017, quand, dans le même temps, les ventes en magasin physique ont reculé de 3%. Les ventes de produits make-up en ligne ont augmenté de 44%, les ventes online de soins de 29% et celles de parfums de 22%.

    « Le challenge 2018 pour la beauté sélective va être d’optimiser la croissance des ventes en ligne tout en créant du trafic en magasin. (...) À date, la montée en puissance du online ne compense pas complètement les pertes des magasins physiques. Pourtant, les consommateurs, et notamment les jeunes, aiment se rendre en magasin... tout se jouera donc sur l’expérience, le conseil et la personnalisation du service qu’ils pourront trouver en point de vente », analyse Mathilde Lion, Expert Beauté Europe chez The NPD Group.

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    [#CONSOLAB] [DIGITAL] | Le #commerce #vocal veut #investir l'#alimentaire | @LSA

    DE LELIA DE MATHAREL | LSA | http://bit.ly/2ExPxpr

    Le #commerce #vocal veut #investir l'#alimentaire

    Amazon Alexa et Google Home ne sont pas seuls sur le créneau du shopping par la voix. D’autres acteurs prennent leurs marques sur une verticale prometteuse : l’alimentaire.

    Le commerce vocal était très présent à la NRF, les études de marché sur ce nouveau canal de vente étant très encourageantes. Les retailers s’intéressent en particulier aux assistants intelligents alimentaires car le vocal, idéal pour commander un produit déjà acheté précédemment, recèle un potentiel important pour les courses alimentaires, par essence récurrentes. « Prononcer une liste de 20 produits au lieu de l’écrire fait gagner du temps au client », ajoute Gerard Pruijn, directeur des ventes chez Toshiba, croisé au Retail’s Big Show.

    Le groupe y a présenté en avant-première à LSA son haut-parleur connecté, qu’il dévoilera en février. « Il est équipé de l’assistant Olivia, capable de donner des conseils nutritionnels à ses utilisateurs et de passer commande à un distributeur. Le logiciel a été développé par la société Culios, qui lui a inculqué le vocabulaire spécifique de l’alimentaire », explique le responsable du projet, qui a multiplié les rendez-vous avec les retailers à la NRF pour signer des partenariats avant le lancement ­commercial, prévu pour fin 2018 en France.

    Pour sa part, Zebra Technologies présentait son assistant vocal Erica qui permet, entre autres, aux clients de faire leurs courses. Connecté à la Food Composition Database, un site listant l’ensemble des composants des aliments vendus aux États-Unis, Erica peut aider le client dans ses choix alimentaires, en lui donnant par exemple le nom de la marque dont les chips sont les moins salées.

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    [#CONSOLAB] [DIGITAL] | #Qwant, l'#anti-#Google #français, jouera #quitte ou #double en #2018 | @LUSINEDIGITALE

    DE JULIEN BERGOUNHOUX | L'USINE DIGITALE | http://bit.ly/2DQY9Gr

    #Qwant, l'#anti-#Google #français, jouera #quitte ou #double en #2018

    Depuis cinq ans, la start-up française Qwant se démène pour réussir son pari fou : s'imposer comme une alternative respectueuse de la vie privée face à l'empire de Google. Son fondateur et PDG, Eric Léandri, s'est confié auprès de L'Usine Digitale sur la réussite teintée de frustration de son entreprise. 2018 sera pour Qwant une année déterminante, avec en ligne de mire l'obligation d'atteindre une reconnaissance internationale.

    Qwant était présent au FIC 2018 pour mettre en avant la façon dont il protège ses services, notamment grâce à des équipes de hackers qui les attaquent en interne pour mieux déceler de potentielles failles. L'Usine Digitale en a profité pour faire le point sur la santé et les ambitions du moteur de recherche français.

    "Nous sommes ici pour montrer comment nous nous protégeons de la guerre économique qui se déclare aujourd'hui, déclare Eric Léandri, fondateur de Qwant. Vous avez deux côtés : les Etats-Unis et la Chine. Alors lequel on choisit en Europe ? Ou bien est-ce qu'on crée une troisième voie ? C'est notre positionnement chez Qwant : un moteur destiné aux grands services de l'Etat et aux entreprises, qu'il s'agisse de grandes sociétés ou de start-up, ainsi bien sûr qu'au consommateur préoccupé."

    L'INTERNATIONALISATION, TÂCHE ARDUE

    Si la cause est noble, Qwant fait office de David contre le Goliath que représente Google, à tel point qu'il est difficile de croire qu'il puisse vraiment lui faire de l'ombre. Pour autant le petit Français fait son bonhomme de chemin, y compris à l'international. "En Allemagne la progression est très forte, de 200% en octobre et en décembre. Mais tous nos serveurs sont en France, ce qui nous désavantage sur les comparateurs", reprend le dirigeant. L'Allemagne représente aujourd'hui 29% du trafic de Qwant, l’Italie fait 8%, suivie du Luxembourg, de la Belgique, de la Suisse, du Portugal et de la Chine (des Européens basés en Chine, s'entend). Sans surprise, la France reste en tête avec 44%.

    La pénétration est en revanche faible sur le marché américain, car Qwant tient à rester en dehors du Patriot Act et du Freedom Act, et ne peut donc pas avoir de serveurs aux Etats-Unis, ce qui rallonge d’autant les délais pour les utilisateurs. "Nous avons par contre une bonne croissance au Canada, contre Eric Léandri. Et Qwant Junior y sera fortement médiatisé à partir du mois de mars, notamment pour les vidéos."

    LE RÈGNE SANS PARTAGE DE L'EMPIRE GOOGLE

    Les vidéos, justement, sont un autre quasi-monopole de Google au travers de YouTube. "C'est très difficile, confirme Eric Léandri. Prenons un cas simple : Vevo. Nous avons un service Qwant Music, mais nous nous sommes fait couper l'accès à Vevo par YouTube, ce qui nous a forcés à aller demander directement l'accès à Universal Music. YouTube a décidé de nous bloquer unilatéralement. Après avoir tué Dailymotion et mis Vimeo sur la touche, ils ont décidé de choisir chez qui leurs vidéos peuvent être diffusées...". Qwant a déposé un recours en justice européen, mais "cela prend du temps, donc nous attendons", soupire le patron.

    Qwant, anti, google, français, quitte, double; 2018

    Qwant avait également passé quatre partenariats avec des fabricants de smartphones et opérateurs télécom pour être installé par défaut sur les téléphones, mais ils sont tombés à l'eau lorsque Google a menacé de leur refuser l'utilisation des Google Services (la partie propriétaire d'Android, dont il est quasi-impossible de se passer aujourd'hui). "Maintenant, à cause de l'action de la Commission européenne, ils ne peuvent plus bloquer les constructeurs de cette manière, donc à la place ils vont les voir et les paient pour s'assurer que leur navigateur soit installé par défaut. C’est une stratégie que je trouve de bas étage, complètement nulle," s'énerve Eric Léandri.

    DUCK DUCK GO, UNE IMPOSTURE

    Les choses ne sont pas meilleures du côté des navigateurs. "C’est un vrai enfer, commente-t-il sans ambages. Nous avons un partenariat qui court avec Firefox, mais Google a payé, ce qui fait que les utilisateurs ont reçu des notifications durant tout le mois de décembre leur disant que leur moteur de recherche était obsolète et qu'il fallait changer pour Google… Tout le monde a beaucoup souffert, sauf nous car nos utilisateurs sont plus aguerris que la moyenne. Mais certains ont perdu 15% de leur trafic. Nous sommes aussi en discussion avec Brave, mais ils ont signé avec Duck Duck Go."

    Duck Duck Go dispose d'une certaine notoriété aux Etats-Unis et se positionne sur un registre pratiquement identique à celui de Qwant : le respect de la vie privée, sans tracking des utilisateurs. Une comparaison qui fait bouillir Eric Léandri. "C'est juste un méta-moteur hébergé sur Amazon Web Services. C'est du Canada Dry. Si le gouvernement américain veut des données, il n'a qu'à demander à Amazon, sans même passer par Duck Duck."

    MÊME L'ÉTAT PRÉFÈRERAIT LES AMÉRICAINS ?

    Et pour noircir encore un peu plus le tableau, les marchés publics eux-mêmes favoriseraient les produits des grandes sociétés américaines. "Qwant Junior a du succès, le développement commercial est très bon, mais que ce soit dans les écoles ou pour les environnement numérique de travail des universités, on doit le fournir sous forme d'API... Ce qui ne me dérange pas en soit, sauf que personne n'oblige Google à en faire de même, se lamente Eric Léandri. Le résultat, c'est que nous n'avons pas de trafic qui nous est propre."

    "L'objectif de Qwant Junior est de faire du marketing éthique, donc nous n'avons pas de problème de revenus, et la solution peut aussi être intégrée à des services comme Acadomia... mais je préfère avoir une audience." Il soupire. "Donc on y va, mais l’état signe plus facilement avec Microsoft et Google qu’avec des entreprises européennes. On devait signer un partenariat avec le gouvernement mais il est toujours en l’air." Le dirigeant se veut malgré tout optimiste et se félicite que Qwant Junior intéresse aussi les pouvoirs publics en Italie et en Allemagne.

    "Le vrai abcès que je voudrais crever, c'est le déficit de confiance de l'Etat français envers les produits européens. Je pense que c’est dû à la façon dont on fait les appels d’offre. Les produits américains ne respectent pas forcément les obligations qu'on nous impose, mais ce n’est pas bloquant. Ils ont des points en moins, mais les décideurs s’en fichent." Outre la renommée des géants technologiques, il est aussi difficile de ne pas aborder le sujet du lobbying auprès des instances dirigeantes. "Ils sont 90 à faire du lobbying, tandis qu'on était encore 50 en tout dans l'entreprise il y a 6 mois [ndlr. Qwant a beaucoup recruté depuis et emploie actuellement 144 personnes]. Mais ils sont bons... ils vont former 100 000 familles au respect de la vie privée," ironise Eric Léandri avec amertume.

    Rappelons néanmoins que Qwant a levé 15 millions d'euros auprès de la Caisse des Dépôts en 2017, et que cette dernière détient en conséquence 20% des parts de l'entreprise. Qwant a par ailleurs souscrit un emprunt de 25 millions d'euros auprès de la Banque européenne d'investissement en 2015. On peut donc difficilement dire que l'entreprise n'est pas soutenue.

    LE RGPD N'AURA PAS D'IMPACT CONCRET

    Qwant, anti, google, français, quitte, double; 2018

    Quid de l'impact du Règlement européen sur la protection des données (RGPD) sur l'hégémonie de Google ? Eric Léandri n'y voit pas une solution miracle.  "Cela ne changera rien, ils seront tous conformes dès le premier jour. Et de toute façon la e-privacy dépasse le cadre du RGPD."

    Cette opposition acharnée avec Google pose une question toute bête : pourquoi ne pas s'allier avec Microsoft ? Son moteur de recherche Bing connaît un certain succès aux Etats-Unis, mais il est anecdotique en Europe. "On pourrait faire beaucoup de choses avec eux, répond Eric Léandri. Le problème c'est qu'ils sont américains. Ils ont une procédure en cours aux Etats-Unis pour bloquer l'accès libre du gouvernement américain aux données de leurs serveurs européens. On verra s'ils gagnent... Moi, tant que je n'ai pas à donner les adresses IP de mes utilisateurs, il n'y a pas de problème."

    Même si tout cela est vrai, on se permet de glisser au dirigeant que la France n'est pas exempte de zones d'ombres quant aux pratiques de ses propres services de renseignement. "C'est vrai, ce n'est pas parfait, admet-il. Mais c'est mieux. Ca n'a aucun rapport avec les Etats-Unis ou la Chine. Les boîtes noires ne sont pas chez nous. Les règles européennes sont claires, et ces organismes s'intéressent au terrorisme, le reste ils n'en ont rien à faire. Ceux qui veulent les données, ce sont les marketeurs."Qwant cherche par ailleurs à se blinder au maximum, par exemple en ouvrant son propre DNS (système de noms de domaine), pour éviter d'avoir à se reposer sur des acteurs dont la fiabilité n'est pas garantie.

    2018, ANNÉE DÉCISIVE

    Eric Léandri ne se fait pas d'illusion, 2018 sera une année décisive pour Qwant, qui va sur ses 5 ans. Et le succès passera avant tout par le gain d'une renommée internationale et d'une crédibilité auprès des experts de la protection des données, notamment aux Etats-Unis. Qwant y est passé curieusement inaperçu jusqu'ici. "Nous sommes obligés de percer sur la scène internationale cette année, nous n'avons pas le choix. Il nous faut être dans TechCrunch."

    Il explique ce profil bas outre-Atlantique par un désir d'être parfaitement rodé, car il n'aura pas de seconde chance. "Jusqu'à présent Qwant n'était pas finalisé. L'exposer à la critique des experts aurait résulté en des critiques acerbes. Et un moteur de recherche comme Qwant est beaucoup plus complexe qu'un protocole de messagerie instantanée comme Signal. Donc nous avons pris notre temps. Aujourd'hui, notre capacité d'indexation n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était il y a un an et demi. Début 2016, nous indexions 40 millions de pages par jour. C'est passé à 120 millions fin 2016, puis à 250 millions en 2017, et fin 2017 nous avons dépassé le milliard de pages. Désormais, nous pouvons aller jouer dans la cour des grands, et nous pouvons pousser le produit auprès des experts. Nous allons le leur faire tester, valider. Nous verrons si c'est concluant au bout de deux mois."

    Autre signe de maturité, Qwant va désormais proposer ses résultats de recherche à des partenaires, chose qu'il ne pouvait pas faire auparavant car il n'en avait pas la capacité techique. "Nous avons encore plein de serveurs qui attendent d'être installés," termine Eric Léandri.