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    [#CONSOLAB] [LIVRAISON] | Essayer avant d'acheter : #Amazon étend son #service #mode #Prime #Wardrobe | @LSA

    DE LELIA DE MATHAREL | LSA | http://bit.ly/2qBxB7z

    Essayer avant d'acheter : #Amazon étend son #service #mode #Prime #Wardrobe

    Lancée en version bêta en juin 2017, cette offre est étendue à une partie des abonnés Prime américains du groupe, qui s'en réjouissent sur Twitter.

    Amazon s'apprête à lancer à grande échelle aux USA son service Prime Wardrobe. Il permet à ses clients d'essayer entre 3 et 15 vêtements ou accessoires à domicile sans les acheter et de rendre gratuitement pendant une semaine ceux qui ne conviennent pas. Il suffit pour cela à l'internaute de prendre rendez-vous gratuitement avec un livreur qui vient récupérer le produit chez eux ou de  déposer une boite prévue à cet effet chez UPS (l'équivalent américain de Chronopost).

    Cette offre, lancée en version bêta en juin 2017, est désormais disponible à une partie des abonnés prime aux USA, qui s'en réjouissent dans leurs tweets, rapporte Techcrunch.

    Le média a également remarqué une série de tweets postés par les équipes d'Amazon sur le sujet, même si le lancement officiel du service à grande échelle n'a pas été confirmé officiellement par le groupe.

    En permettant à ses clients d'essayer les produits de leur choix, Amazon fait disparaitre l'un des principaux freins à l'achat d'articles de mode en ligne, tirant une balle dans le pied des retailers physiques, qui souffrent déjà de la concurrence avec le géant de la vente en ligne. 30% des 1700 américains interrogés dans le cadre d'une étude du think tank retail Coresight Research datée de février 2018, affirment s'être détournés de Targetau profit d'Amazon pour acheter des vêtements. Amazon, qui a lancé 65 du total de ses 74 marques propres dans le domaine du vêtement, des accessoires, des chaussures et des bijoux muscle ainsi sa stratégie dans le secteur.

    Amazon n'est pas pionnier en la matière : plusieurs autres e-commerçants spécialisés dans la mode, comme Asos ou Zalando, ont lancé en 2017 des services similaires.

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    [#CONSOLAB] [ECOMMERCE] | En 2018, #Amazon pourrait #lancer des #marques autour de ces #trois #produits | @LSA

    DE LELIA DE MATHAREL | LSA | http://bit.ly/2JgNpUP

    En 2018, #Amazon pourrait #lancer des #marques autour de ces #trois #produits

    L'e-commerçant pourrait créer d'ici décembre une marque de couches pour bébés, de caisses de transport pour animaux et de chauffages d'extérieurs, qui sont trois articles à fort potentiel.

    One Click Retail a analysé les résultats commerciaux des différents produits lancés par Amazon en propre, pour comprendre lesquels ont le plus gros potentiel. Selon le rapport rédigé par le spécialiste de la data, le géant de l'e-commerce pourrait lancer en 2018 une marque autour de trois articles : les couches pour bébés, les caisses de transport pour animaux (dont les ventes ont crû de 80% entre janvier et décembre 2017, pour atteindre les 2 millions de dollars) et les chauffages d'extérieurs.

    Loin de n'être qu'un intermédiaire entre les consommateurs et les vendeurs, Amazon détenait 41 marques en décembre 2017 selon L2inc. La compagnie a développé une stratégie très précise pour identifier les produits qui pourraient faire un carton s'ils sont lancés à grande échelle en marque propre.

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    12 à 18 mois d'analyse des résultats commerciaux

    Le groupe lance dans un premier temps différents articles au sein d'une catégorie donnée (les couches et les petits pots pour bébés en novembre et décembre 2017 par exemple). Ces produits sont déclinés en un petit nombre d'options, pour que les coûts de développement et de production soient faibles.

    La société analyse dans le détail les résultats commerciaux de ces différents échantillons pendant 12 à 18 mois. Elle sélectionne ensuite les produits à fort potentiel et travaille sur différentes versions à proposer aux consommateurs, avant de lancer une marque autour de ces articles. La nouvelle gamme de produits siglée Amazon est boostée par une campagne de communication musclée en première page du site de vente en ligne, via de la publicité envoyée par mail, sur Google…

     

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    [#CONSOLAB] [ALLIANCE] | Comment l'#alliance #Amazon-#Monoprix peut #rebattre les #cartes dans la bataille du #e-commerce #alimentaire | @LUSINEDIGITALE

    DE STEPHANIE MUNDUBELTZ-GENDRON | FASHION NETWORK | http://bit.ly/2GUSZf0

    Comment l'#alliance #Amazon-#Monoprix peut #rebattre les #cartes dans la bataille du #e-commerce #alimentaire

    Amazon et Monoprix ont annoncé le lundi 26 mars 2018 un partenariat commercial, donnant accès aux clients Amazon Prime aux produits alimentaires de l’enseigne française à Paris et sa proche banlieue. Pourquoi une telle alliance avec un géant américain ? Que cela va-t-il changer dans la bataille du e-commerce alimentaire ? Quels sont les risques ? Deux experts du retail répondent à L’Usine Digitale.

    Inattendue l’alliance entre Amazon et Monoprix ? Pas tant que cela selon les experts du retail. "On sait qu’Amazon recherchait une alliance en France dans l’alimentaire. On sait qu’il avait une volonté de préempter le marché français", indique Rodolphe Bonnasse, directeur général de CA Com.  Et Frank Rosenthal, expert en marketing du commerce, de rappeler : "Il y avait des rumeurs depuis un certain temps, aussi bien sur Amazon et Monoprix -  puisqu’on sait que Jean-Charles Naouri (Président du Groupe Casino, ndlr) et Jeff Bezos (CEO d’Amazon) s’étaient vus -  que sur  Amazon et Système U."


    UNE PERCÉE D’AMAZON DANS L’E-COMMERCE ALIMENTAIRE FRANÇAIS

    Selon Frank Rosenthal, c’est un partenariat qui a du sens, à quatre niveaux : les clients Amazon, les clients Monoprix, Amazon et Monoprix.  Du côté des clients Monoprix, "on peut imaginer qu’il y a une duplication assez forte avec les abonnés Amazon Prime. Ils pourront ainsi bénéficier d’une offre plus large tout en restant fidèles à l’enseigne sur l’Ile-de-France", ajoute Frank Rosenthal. Et ce, sans bouger de chez eux.

    Quant aux clients d’Amazon, "cette alliance va  leur permettre de bénéficier d’une offre alimentaire, à des prix intéressants. Plus ils utilisent Prime et plus ils valorisent l’offre", explique-t-il. Mais au-delà de l’expérience client, cette alliance commerciale avec Monoprix permet à Amazon de se positionner sérieusement dans l’alimentaire. "Leur faiblesse en France, c’était l’alimentaire, avec des marketplace avec des prix décalés par rapport au marché", poursuit Frank Rosenthal. Les MDD de Monoprix vont lui permettre de renforcer l’attractivité".

    ET UN COUP DE MAÎTRE POUR MONOPRIX ?

    "Pour Monoprix, cette alliance permet une mise en scène de son offre dans Amazon avec un positionnement plutôt CSP+", analyse Rodolphe Bonnasse. Et si l’on peut craindre une cannibalisation, c’est surtout au niveau de la relation client, s’accordent les experts. Car Monoprix va continuer de marketer son offre, et côté revenus, "si l’on compare avec l’intégration des produits alimentaires de Whole Foods dans Amazon aux Etats-Unis, on remarque que le chiffre d’affaires de Whole Foods a augmenté", remarque Rodolphe Bonnasse.

    Mais surtout, cette alliance avec Amazon s’ajoute au partenariat signé avec Ocado fin novembre 2017. Deux rapprochements très complémentaires pour remporter la bataille du e-commerce alimentaire. "Avec Amazon, Monoprix renforce son attractivité sur le e-commerce et élargit son offre,  et avec Ocado qui promet des taux d’exactitude des commandes de 99%,  il améliore sa livraison", commente Frank Rosenthal. Et c’est sans compter Cdiscount qui appartient au même groupe.

    Et si certains y voient une faiblesse de la part de Monoprix, contraint de s’allier à un géant du Web, les experts y voient plutôt l’inverse : "C’est très malin de la part de Régis Schultz (DG de Monoprix, ndlr)", s’amuse Rodolphe Bonnasse. Et d’ajouter : "Monoprix ne met pas les deux pieds dans le même bateau. Ce n’est pas le même dispositif que Toys’r’Us qui avait tour mis dans Amazon… et dont on a vu la fin".

    LES VRAIS ENJEUX DU E-COMMERCE ALIMENTAIRE FRANÇAIS

    "Il y a un vrai enjeu sur le digital dans le commerce alimentaire", rappelle Rodolphe Bonnasse. Sur le non alimentaire, le digital est ancré et les réflexes sont là. Il suffit de regarder la marché du jouet ou les produits blanc, brun et gris". En revanche, le digital dans l’alimentaire était jusque-là encore assez limité. "Il y avait une vraie résistance des Français. Ils ont adhéré au drive, une sorte de mix entre le digital et le magasin", ajoute l’expert.  

    L’enjeu pour les enseignes alimentaires, selon les experts, va être de jouer sur la qualité, le prix et l’offre tout en assurant une logistique efficace et moins coûteuse. "En région parisienne et à Paris, c’est jouable de délivrer un service en une heure, commente Rodolphe Bonnasse. C’est la question du coût qui va être déterminante. Or, ce coût doit être supporté  à la fois par le consommateur et le commerçant". Et sur ce point l’alliance entre Amazon et Monoprix semble plutôt pertinente : "Dans le dispositif de Prime et la logique de livraison avec un réseau de distribution comme Monoprix, ils doivent être en mesure de descendre à un coût de logistique acceptable".

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    VERS LA FIN DU DRIVE ?

    Quels sont alors les risques pour la grande distribution ? Si l’e-commerce alimentaire se développe en France, cela ne remet pas en cause les magasins physiques. D’ailleurs si Amazon a racheté Whole Foods, c’est aussi pour ses implantations physiques. En revanche, si les enseignes parviennent à proposer des prix compétitifs et un service de livraison rapide, la question de l’avenir du drive pourrait bien être remis en cause.

    "Le drive représente 6% d des parts de marché des produits de grande consommation, avec une offre plus réduite qu’en magasin. Partout ailleurs, c’est l’inverse : on a un e-commerce où il y a plus d’offres sur les sites qu’en magasin", constate Frank Rosenthal. S’il y a plein de solutions attractives de livraison en région parisienne et que je peux me faire livrer rapidement sans avoir à me déplacer, la question de l’intérêt du drive se pose." D’ailleurs, E. Leclerc, qui en a fait une de ses forces, se lance également dans la livraison à domicile en région parisienne.

    PRIX, OFFRE, SERVICE... A CHACUN SES ARMES

    S’il est difficile de prédire qui gagnera cette bataille du e-commerce alimentaire, chacun y va de ses propres armes. "Leclerc va attaquer sur le prix, tandis qu’Amazon et Monoprix ont intérêt à attaquer sur la fluidité et l’expérience client", avance Frank Rosenthal. "Mais j’ai tendance à penser que le prix ne fait pas tout. Ce ne sont pas les mêmes produits". Concernant la livraison à domicile "E. Leclerc Chez Moi", Frank Rosenthal rappelle qu’il s’agit d’une initiative drivée par quelques adhérents : "Ils ont tout intérêt à le faire. Mais je pense que Monoprix avec Amazon sera plus compétitif".

    Quant à Carrefour, l’enseigne a annoncé une simplification du portail et revoit actuellement la solution logistique de son site Ooshop.  "Ils ne font que rattraper leur retard", analyse Frank Rosenthal. "Il va falloir qu’ils soient offensifs. Pour l’instant on ne voir pas grand-chose arriver, mais des choses doivent se préparer". Et de conclure : "L’histoire n’est pas faite".

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    [#CONSOLAB] [PARTENARIAT] | #Monoprix scelle un #partenariat avec #Amazon #Prime #Now | @LSA

    DE FLORE FAUCONNIER | LSA | http://bit.ly/2pOiS83

    #Monoprix scelle un #partenariat avec #Amazon #Prime #Now

    Comme LSA l’avait pressenti il y a deux mois, Amazon et Monoprix annoncent ce 26 mars que l’offre de l’enseigne alimentaire sera rendue disponible sur Prime Now dans le courant de l’année. Explications du DG France d’Amazon.

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    Prime Now, votre service de livraison à domicile en 1h à 2h de courses du quotidien, annonce une prise de taille…

    Nous scellons un partenariat avec Monoprix. La sélection Monoprix sera disponible cette année aux abonnés Prime de Paris et sa proche banlieue au travers du service Prime Now. J’en suis très heureux car Amazon se doit de proposer une offre large, or avoir la sélection de Monoprix constitue vraiment un plus, en particulier ses MDD Monoprix Gourmet, Monoprix Bio et Made in pas très loin.

    Quand l’offre de Monoprix arrivera-t-elle sur Prime Now ?

    Pas dès ces jours-ci, mais dans le courant de l’année. Nous allons y aller progressivement.

    Sera-t-elle bien livrée depuis des magasins Monoprix, ou l'enseigne fournira-t-elle directement l’entrepôt de Prime Now ?

    Le picking sera en effet effectué dans des magasins Monoprix et nous y brancherons notre logistique "ultra-fast", assurée en premier lieu par nos partenaires StarService et TopChrono.

    Combien de magasins seront concernés ?

    Je ne peux pas encore vous le dire, mais nous voulons que les Parisiens soient vraiment satisfaits du service.

    Votre partenariat avec Monoprix prévoit-il une extension à d’autres grandes villes de France ?

    Pour l’instant nous annonçons Paris et la proche banlieue. C'est déjà une belle annonce, d'autant que la population Prime y est très importante.

    Toute l’offre de Monoprix sera-t-elle commercialisée sur Prime Now ?

    Ce sera à Monoprix d'en décider. L’enseigne compte entre 5.000 et 10.000 références par magasin. A Régis Schultz de voir combien il en rend disponible sur sa boutique Prime Now. Mais j’ai cru comprendre que la sélection serait assez inclusive.

    C’est un accord assez comparable à celui que nous avons avec Morrisonsau Royaume-Uni pour Amazon Fresh, ou avec Dia en Espagne. Ces partenariats fonctionnent bien car ces enseignes disposent d’une large offre avec du frais, des produits d’entretien…

    A combien de références s’élève l’offre actuelle d’Amazon Prime Now à Paris ?

    A 30.000 références, et 20.000 si l’on exclut les enseignes partenaires Bio C Bon, Fauchon, Lavinia et Truffaut.

    Ce partenariat ferme-t-il la porte à d’autres enseignes alimentaires, comme Système U ?

    Je ne vais pas commenter cet aspect du contrat. Sachez simplement que bientôt quand vous voudrez acheter des pommes, vous aurez le choix entre celles d’Amazon, celles de Monoprix et celles de Bio C Bon.

    Point de vue UX, n’est-il pas problématique qu’une recherche générique fasse remonter des offres de plusieurs enseignes ?

    Non, car il y a peu de recouvrement entre leurs sélections, mais aussi parce que la livraison gratuite nécessitant d’atteindre un certain seuil de panier, les utilisateurs tendent à ne commencer leur shopping qu'une fois rentrés dans la boutique d’une enseigne.

    Que vous reste-t-il à mettre en œuvre ?

    Désormais notre enjeu est de caler la logistique avec Monoprix, de faire venir les clients, et de nous assurer de leur satisfaction ainsi que de celle de notre nouveau partenaire.

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    [#CONSOLAB] [DIGITAL] | #Amazon #Pay à la conquête des #marques #françaises | @FASHIONNETWORK

    DE MATTHIEU GUINEBAULT | FASHION NETWORK | http://bit.ly/2GhR1Y8

    #Amazon #Pay à la conquête des #marques #françaises

    De Kiabi à Lacoste en passant par La Perla, L'Occitane, Cache-Cache, Bonobo ou Eden Park, la solution de paiement du groupe Amazon mène une vaste opération de séduction auprès des marques tricolores.

    La solution, utilisée par 38 millions de clients dans le monde, a été progressivement déployée dans 200 pays. Quelque 40 % des clients américains ou britanniques du portail se sont déjà prêtés à l'exercice, qui consiste à effectuer des achats sur des sites tiers en utilisant les données bancaires associées à leur compte Amazon. Une déclinaison des systèmes de « log in » simplifiés de longue date mis en place par Facebook.

    « Au niveau des marchands ayant adopté le système de paiement d'Amazon, nous avons assisté à une hausse de 80 % des utilisations », indique Giuglio Montemagnon, directeur général Europe d'Amazon Pay, à l'occasion du salon E-commerce 1to1, qui se tient à Monaco du 20 au 22 mars. « Aujourd'hui, Les Français sont de plus en plus à l'aise pour faire des achats en ligne, ainsi que sur leur mobile. Après le déploiement en France en avril 2017, nous avons eu de très bons retours de la part des marchands (...) Le consommateur moyen peut avoir jusqu'à 10 combinaisons de noms d'utilisateurs et mots de passe. L'identité unique est un facteur de fidélisation pour les marques. »

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    « Les équipes d'Amazon n'ont pas proposé juste un service, mais un vrai partenariat à long terme », explique à FashionNetwork.com Eric Laurain, le responsable des paiements internationaux de Kiabi, qui vient d'annoncer son rapprochement avec l'américain. « Plus de 70 % de nos clients sont aussi des clients d'Amazon, ce qui veut dire que nous avons la même cible, à savoir toute la famille. Sachant que le gain de temps pour nos clients est un axe important pour Kiabi et qu'Amazon Pay permet de ramener le processus de paiement à environ une minute, cela nous a évidemment intéressé. Et il y a également la notion de sécurité, notamment quand il s'agit des achats sur mobile, qui est un avantage. »

    La stratégie d'Amazon Pay est aujourd'hui bâtie sur trois axes. L'identité unique, la confiance et le « consommateur connecté », qui consiste à défricher avec les partenaires d'Amazon les nouveaux horizons du commerce. Amazon est en effet bien connu pour avoir démocratisé l'idée de la livraison par drone ou des abonnements. Le commerce conversationnel, ou commerce vocal, fait notamment partie de ces horizons, puisqu'au centre de la démarche se trouve Alexa, l'assistant vocal par enceinte connecté dont la sortie en France se fait attendre.

     

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    [#CONSOLAB] [BEAUTE] | Comment #Sephora réussit à #contrer #Amazon aux #Etats-#Unis | @LESECHOS

    DE ANAIS MOUTOT | LES ECHOS | http://bit.ly/2HLB61o

    Comment #Sephora réussit à #contrer #Amazon aux #Etats-#Unis

    Le géant du maquillage continue à se développer aux Etats-Unis, son premier marché. Une performance liée au recul des grands magasins et au refus des marques de luxe d'être vendues sur Amazon.

    Quand Sephora a ouvert son premier magasin, à New York il y a vingt ans, le succès n'a pas été tout de suite au rendez-vous. « Les grandes marques voyaient d'un mauvais oeil ce nouveau venu offrant un accès libre aux produits », raconte Calvin McDonald. Le PDG de Sephora aux Etats-Unis aime bien rappeler les débuts difficiles du groupe pour marquer le contraste avec la situation aujourd'hui.

    Première étape de son expansion internationale, après son rachat par LVMH (propriétaire des 'Echos') en 1997, les Etats-Unis représentent désormais le premier marché du distributeur de cosmétiques. Le géant français ne communique pas le chiffre d'affaires de ses filiales, mais Sephora aurait totalisé 6 milliards de dollars de ventes en 2017, dont près de la moitié aux Etats-Unis, selon Euromonitor. De quoi occuper la place de numéro 3 des magasins de beauté aux Etats-Unis, derrière les chaînes américaines Ulta et Bath & Body Works. Avec un taux de croissance à deux chiffres, la société va continuer à étendre son réseau, déjà composé de 362 boutiques et de 642 points de vente dans les grands magasins JC Penney, en ouvrant 35 magasins supplémentaires cette année.

    « Nous leur ouvrons les bras »
    Alors que la majorité des distributeurs de produits de grande consommation  souffrent de la concurrence du commerce en ligne , Sephora attire toujours plus de clients dans ses magasins. Le groupe bénéficie du refus des marques traditionnelles d'être vendues sur Amazon. Si des produits d'entrée de gamme comme Maybelline sont disponibles sur le site du géant de Seattle, ceux de Givenchy ou Dior ne sont accessibles qu'à travers Prime, son service de livraison illimité. Au total, seules un quart des marques distribuées chez Sephora étaient en vente sur Amazon en septembre 2017, selon un rapport de Gartner.

    Sephora bénéficie aussi du  recul des grands magasins comme Macy's , qui conduit les marques haut de gamme à repenser leur stratégie de distribution. « Nous leur ouvrons grand les bras », déclare Calvin McDonald, en évoquant l'ajout des crèmes La Mer et des parfums Jo Malone au printemps, des crèmes Kiehl's en août, et des tests avec Sisley dans un certain nombre de points de vente. Une manière de se distinguer également d'Ulta, le numéro 1 américain, plus axé sur les produits d'entrée de gamme et qui connaît une très forte croissance avec l'ouverture d'une centaine de magasins par an.

    Sephora, contrer, Amazon, Etats-Unis

    Incubation de marques
    La stratégie du distributeur français aux Etats-Unis repose aussi sur une offre plus large qu'en Europe car les consommatrices américaines sont très friandes de jeunes marques émergentes. En 2016, les ventes des marques de beauté de niche ont augmenté de 43 % contre une moyenne de 5 % pour l'ensemble des fabricants, selon NPD.

    Sephora incube d'ailleurs un certain nombre d'entre elles, en échange d'un contrat d'exclusivité. « Nous leur servons de laboratoire de test avant un déploiement à l'international », explique Calvin McDonald. Le groupe s'appuie notamment sur Kendo, un accélérateur de jeunes pousses créé par l'ancien patron de Sephora America, d'où est récemment sortie Fenty Beauty, une gamme de produits conçue par la chanteuse Rihanna. « Un énorme succès avec 100 millions de dollars de ventes en quatre mois », indique Anish Melwani, le PDG de LVMH USA. Quitte à froisser les autres fabricants, qui accusent parfois l'enseigne de privilégier les marques de LVMH.

    La société utilise également son laboratoire d'innovation situé à San Francisco pour mener une réflexion poussée sur le futur des magasins physiques. « Si la seule raison de venir en boutique, c'est de faire une transaction, vous êtes en mauvaise position », estime Calvin McDonald, qui cherche à transformer Sephora en un lieu où « apprendre et jouer ». Les ateliers de groupe et les offres de recommandations personnalisées s'appuyant sur des outils technologiques (appareil photographiant la peau, thermomètre mesurant l'hydratation...) ont ainsi été inventés en Californie.